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 Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18

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Divina Seth


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MessageSujet: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Mer 19 Aoû - 22:18

Vacance forcée, vacance qu'à moitié apprécié dit-on. Je ne suis pas vraiment d'accord, ce temps passé loin de tout, je comptais bien en profiter même si je ne connaissais rien à la ville et que j'y allais incongnitot. Enfin, ça, c'est qu'espérais mon agent qui s'était donné un mal fou pour du coup me faire même des faux "vrai papier" pour qu'ici, je ne soit non pas Seth Divina mais, Matthew Landford. Vraiment, mon coup de gueule allait-il lui coûtait autant d'argent que ça pour qu'il cherche à me faire disparaitre ?


Assis dans le siège du train, Boulet à mes pieds, je ressentais toutes les vibrations. Mon regard se perdait verre la vitre que je savais être là au toucher, mais aucune image ne venait jusqu'à mon cerveau. Du noir, toujours du noir, le néant absolu... Les trajets sont bien longs quand la seule chose à faire est de compter le nombre de personnes qui ouvres les portes des vagons.


À la gare, personne pour m'accueillir, comme prévu. Je tenais de façon bien raccourcie la laisse de Boulet pour me guider, marchant prudemment. Je ne sais pas si les gens m'observaient ou non, s'ils savaient la différence entre eux et moi, mais je ne l'espérais pas. Comme eux, je n'avais ni canne, ni lunette, comme eux, j'avançais... Comme aucun d'eux, dans le noir...


Je m'en sortis pas trop mal, faut dire que les gares se ressemblent plus ou moins toutes, avec leurs brouhahas et leurs escaliers, mais aussi leurs annonces au micro. Puis j'avais un chien délite. Sans boulet, je crois que je ne serais rien. Mon agent avait d'ailleurs veillé à l'emmené déjà plusieurs fois ici, lui faisant faire les trajets qui concernaient les points importants tels que la gare, la maison, l'animalerie, le restaurant et l'épicerie. Il avait alors déjà mémorisé bien des choses alors que pour moi, tout était nouveau.


Klen, mon cher "ami" qui m'avait donc obliger à prendre ces vacances pour le bien-être de son porte-monnaie m'avait prévenue que le frigo et les placards seraient vide en arrivant et connaissant Boulet, s'il devait jeûner, j'allais avoir droit à sa mauvaise humeur et des fautes intentionnelles de sa part dès le lendemain. J'optais alors pour aller directement à l'animalerie, n'étant de toute façon pas encombré de bagages puisque qu'on avait payé le service pour que les valises soient directement envoyées à mon chez-moi temporaire. Chez moi que j'allais devoir partager... Mais ça, ce n'est pas le plus important.



"Boulet, Anima!"



Animalerie, c'était trop long à dire, j'avais raccourci sur "Anima" dès le début et Boulet s'y était bien habitué. Me guidant dans les rues, il finit par s'arrêter et a tâtons, je découvrit une vitrine, puis une porte que je poussais, faisant sonner la petite clochette qui prévenait de l'arrivé des visiteurs. Au premier coup de nez, je sus que mon chien ne s'était pas trompé d'endroit, ça sentait l'animal, le foins, les croquettes... Bref, ça sentait l'animalerie. Souriant, je flattait alors mon labrador de plusieurs carresse, lui murmurant des "c'est bien" à son oreille.


Chose la plus dure à faire maintenant, acheter sans éveiller la pitié ou la curiosité... D'un signe, Boulet se posa assis, sans bouger. Je savais qu'il attendrait patiemment mon retour comme tout bon chien d'aveugle et me guidant au toucher, mes doigts suivant les meubles et leurs produits, je recherchais ce qui pouvait bien ressemblais à un paquet de croquettes, me levant sur la pointe des pieds pour toucher ce qui se situer en hauteur ou me penchant pour frôler ce qui se trouvait en bas des étagères.
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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Dim 23 Aoû - 15:12









Combien de clients avais-je pu voir entrer et sortir, aujourd'hui ? Bien plus que ce que je ne pense. Ils allaient et venaient, humains et métamorphes. J'en voyais de toutes les couleurs et de toutes les odeurs, tout le temps. Je suis sûr que tu n'es pas capable de deviner sur quelles perles je peux tomber. Ou sur certaines perles qui peuvent me tomber dessus. Cette vieille qui ne pouvait pas voir correctement parvenait encore à confondre les cochons-dindes avec les lapins. Elle est venue au moins trente fois cette semaine pour  venir se plaindre sur les croquettes et les graines qu'elle donnait à ses animaux. À chaque fois, c'est la même chose. Elle me demande encore et encore de la nourriture pour lapin, à chaque fois une différente vu que son animal ne l'aime pas, mais c'est à se demander si la bestiole qui vit chez elle en est un. Enfin, je lui donne ce qu'elle veut et basta, mais c'est souvent sur moi que ça tombe et non un autre vendeur. Ou bien ce gosse, qui arrive en courant, accompagné de sa tante, tapant dans les vitres pour réveiller les pauvres hamsters et finalement choisir une perruche qui meurt la semaine suivante. Et qui vient se plaindre après ? Sa tante. Qui crie au scandale. Aah. Ces pauvres bêtes ne sont pas des jeux, achetez leur des peluches, des consoles avec des animaux virtuels que je sois tranquille ! Il faisait chaud, d'ailleurs. J'attrapais ma bouteille d'eau pour boire un coup, avant de servir une dame aux longs cheveux blonds. Elle me souriait, comme pour me draguer. Non, désolé, tu n'es pas mon genre. Et je doute que mes gênes de félin ne t'attirent, ma chère, vas donc roucouler ailleurs. Les femmes fragiles ne sont pas mon genre, à moi de me surprendre en toutes parts. Je les préfères plus... Viriles. Fortes. Avec de la poitrine en moins et du poils au menton. Je souriais faiblement, sans répondre à ses attentes. J'avais promis à cet abruti de blond.

Je lui avais promis, à ce frangin un peu trop attachant. À vrai dire, depuis quelques jours, je n'étais pas censé venir travailler. D'habitude, je prends congé à rester cloîtré chez moi – ou en train de courir les rues lorsque son dos est tourné, à miauler et à brailler comme un attardé dans les jupes d'Allen en lui suppliant de me laisser sortir ou de le chauffer pour le rendre aussi mal à l'aise. J'avais enfin réussi à sortir, bien que ce n'était que pour travailler, mais je dois avouer que rester de marbre face aux jolis minois qui se présentaient à mon comptoir n'était pas chose facile. Je me mordillais la lèvre, ouvrant le col de ma chemise afin de m'aérer de toute cette chaleur. Urgh. Aaah ! Je veux juste gambader, juste aller un peu dehors et revenir, juste de quoi me défouler, promis, je ferais rien de mal, juste m'envoyer en l'air ! C'est tout ce que j'avais besoin.

Ah. Ouais, tu le sais pas toi. Mais sache que lorsqu'un métamorphe est en rut ou en chaleur, pour ce qui concerne les femelles, c'est assez compliqué à contrôler. Pour un chat, il va brailler une ou deux fois avant d'avoir plusieurs compagnons. Moi, là, je pouvais pas. J'étais pieds et poings liés, tout simplement parce que mon frère faisait de même, se retenant pendant toute la période afin d'éviter des bêtises. Allez demander ça à un chat, il va vous regarder comme un abruti et gambadera de plus belle. À la base, je suis ainsi. Puis ce blond est arrivé dans ma vie et adore la contrôler. Contrairement à moi, lui se tient bien, correctement, beau et fier. Toutes les filles se l'arracheraient presque. C'est un bon exemple, quelqu'un de brave et … D'un peu trop protecteur. Ou possessif ? Casse-couille ? En plus d'être un peu trop exemplaire. On me demande souvent « C'est vraiment ton frère ?! T'es sûr ? » ou bien « On ne dirait pas que vous êtes de la même famille ! » et « Niahniahniah Allen est beau ! Niahniahniah t'as vu le look de son frère ? J'aurais honte ! » alors qu'on a presque le même caractère, au fond. Un peu trop mordants, joueurs, taquins. Mais ça, tout le monde ne le sait pas. On parvient même à finir la phrase de l'autre avant même de la terminer, s'accordant un sourire de temps en temps. Je dois dire qu'on a une assez bonne complicité. Mais là. LÀ. ALLEN. TU M'EMMERDES.

Je faisais de mon mieux pour garder mes attributs là où ils étaient, restant juste à mon poste, à tapoter le marbre du comptoir et à distinguer deux chats en train de... … Mh. Non. Je me levais, allant rapidement les séparer. Quel est le con qui avait foutu un mâle avec … Un mâle ? Bon dieu, c'était même pas une femelle. Bien, reste là, alors. Fais ce que tu veux, mais pas devant moi. Je lui caressais le crâne, juste entre les oreilles. J'humais un peu son odeur avant d'aller appuyer sur le bout de son museau de mon index.

« Alors toi aussi t'en as envie ? »

Le cycle animal était mal foutu. Tu vois, toi, t'es mignon, t'es un vrai chat et t'en as cure des humains et de ce qu'ils pensent. T'es noir avec une jolie fourrure, avec les papattes blanches. T'en as envie alors que t'es déjà tout jeune et encore, tu ne sais pas ce que la vie peut te réserver, mon gars. Allez. J'te remet dans la cage et fais ce que t'as à faire, profite en. Moi, je reste derrière mon comptoir à attendre la fin de la journée. Il restait... Une heure. Tiens bon mon gars. En plus, la chaleur n'aidait pas. Et toi, derrière l'écran, t'as pas envie de me venir en aide, non ? Je sais que tu me fixe de là où t'es. En plus y a plus de clients, c'est quoi ça ! Bon, déjà, ça fait des odeurs en moins. Mais bon.

Je jetais un regard à gauche, observant les chiots jouer les uns avec les autres, puis dans un autre angle, plus loin, du côté des reptiles. J'étais tout seul dans la boutique, mes collègues avaient fini depuis longtemps et j'étais souvent celui qui fermait l'animalerie. Les aiguilles allaient et venaient sur le cadrant, dans un tic-tac infernal, avant que je ne choppe un jouet pour chat dans un panier qui se trouvait sur le bord du comptoir. Je le déposais devant moi, poussant la petite balle de laine du bout de mes doigts. Comment pouvaient-ils jouer avec ça pendant des heures ? Je la faisais rouler, donnant de petits coups dedans. Et sans m'en rendre compte, me voilà en train de « jouer » avec ce truc. Mh. C'était peut-être distrayant, en fait.

Puis la porte s'ouvrit. Je sursautais, rangeant quatre à quatre le petit jouet en me replaçant correctement, histoire que le client ne se pose pas trop de questions. Oh ? Il était étrange, à marcher de la sorte, un peu à tatillon. Il avait peut-être du mal à marcher ? Ou cet homme voyait mal, très mal.

Plutôt élancé, des cheveux courts, clairs. Je sortais de mon comptoir, avant de jeter un coup d’œil à l'horloge. … Effectivement, je comprenais subitement mieux comment les chats faisaient pour jouer une bonne heure avec le même jouet, vu que tout passa apparemment très vite. C'était bien l'heure de la fermeture, non ? Mon instinct de chasseur me servit à le suivre à pas discret, à le regarder en train de chercher... De chercher quoi ? Ses mains tapotaient les sacs. J'arquais un sourcil, me demandant s'il n'avait pas besoin d'un quelconque coup de main. Était-il aveugle ? Quoi que le regarder ainsi en train de galérer était assez drôle. Je suis sûr que tu rirais, toi aussi, si tu le voyais dans cette situation.

« Bonjour. Vous avez besoin d'aide ? »

Je le voyais bien, il en avait besoin. Mais bon, par simple politesse, je posais la question. En fait... Je pourrais tourner ça à mon avantage. Allen ne le saurait pas, ou bien il comprendrait. Mes heures étaient terminées et j'avais une terrible envie, là, juste là. Ça tomberait malheureusement sur lui, je pense. À voir son attitude. Quoi ? Comment ça, c'est mal de s'en prendre à ce mal-voyant ? Tu veux mes chaleurs ? Tiens, je te les files. Garde les, même ! Je m'en passerais bien. Son odeur... Était alléchante. C'était délicieux, sucré, fort. Non, non non. Garde ton nez là où il est, ne le fourre pas dans ses cheveux ou il serait réellement en train de se poser des questions. Attends le moment propice, juste quand tu seras seul dans la réserve avec lui.

« Si vous recherchez quelque chose en particulier, je peux vous indiquer l'endroit. Tout le stock n'est pas forcément mit en rayon. »



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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Dim 23 Aoû - 20:03

Le bruit de sa voix me fit sursauter. Moi qui d'habitude gardait toujours une oreille à l'affût, comme un radar, pour éviter se petit sursaut, là, je m'étais fortement loupé. Franchement, de quoi est-ce que j'avais l'air du coup ! D'un mal voyant trouillard... Et bien, c'est du joli.


Sans compter que par réflexe, j'avais posé ma main droit devant moi, là d'où venait le son. La déplaçant un peu, comme un léger papotement, je m’aperçus que je l'avait posé juste là, à la poitrine, une poitrine plate et ferme : bon un homme, et vu la taille du torse, plus grand que moi. Un vendeur donc. Je me demandais comment pouvais être le reste de son corps et de son visage, s'il avait les cheveux long ou non, des lèvres fines ou épaisses. J'aime beaucoup toucher les gens, c'est ma façon de pouvoir leur donner un visage dans mon esprit dévoré par les ténèbres. Je faisais un portrait-robot dans mes pensées de tout ce que je touchais. Seulement, voilà, on me l'avait mainte fois répétée : toucher un inconnu, ça ne se faisait pas, alors je n'en fis rien.



"Ah, bonjour, désoler de vous déranger. Je recherche des croquettes pour Boulet, c'est un labrador... J'ai juste... Un peu de mal à les trouver..."



Oui bon, un peu de mal, c'était un faible mot ça. Même si je trouvais quelques choses qui ressemblait à un paquet de croquettes, aucun d'autre eux n'a les instructions écrit en braille alors j'aurais quand même dû lui demander.


Je m'aperçus qu'après quelques instants que je n'avais pas enlevé ma main et rougissant un peu, je la laissa retomber. C'est vrai que quand parfois ça m'arrive et avec une dame, je l'enlève directement, parce que ça fait pervers, très pervers, et qu'aussitôt après, en générale, je vais me confesser pour se péché mais un homme... Ce n'était pas pareil non ? Enfin, je ne suis pas homophobe, n'allais pas croire ça, seulement moi, je ne voyais pas comment il pouvait se passer vraiment quelque choses entre deux hommes. Pour le mariage, de nos jours, c'était régler, mais pour le sexe et les enfants... Je trouvais ça un peu étrange. Quoi qu'en réfléchissant, même avec une femme, je n'avais jamais eue l'envie d'aller jusqu'à là. Peut-être attendais-je surtout l'ame-soeur que me prévoyais dieu ? Une âme sieur qui se fait attendre.


"J'aimerais quelque chose de dur mais facile à avaler, donc pas trop gros."



Je parlais des croquettes bien sûr. Boulet avait des goûts de luxe comme chien, comme son maître diront certains ? N'empêche que j'avais apris avec le temps que les croquettes trop molles ou les pâtés, il rechigniait à les manger mais si c'était trops gros, j'avais peur qu'il s’étouffe.
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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Mar 25 Aoû - 3:28









Je dois dire que j'appréciais tout particulièrement le bleu de ses cheveux. Ils me donnaient envie de les agripper, de les pencher vers l'arrière. J'imaginais toutes sortes de scènes pouvant le mettre dans une position délicate, tout en me pourléchant les lèvres. C'était tentant, bien trop tentant. Mes pensées affluaient de plus en plus, jusqu'à ce qu'il ne pose... Ses mains sur mon torse ? Qu'était-il en train de faire, là ? Ce n'était pas plutôt moi qui me faisait passer pour un obsédé sexuel ? Il était réellement en train de me toucher, hein ? J'arquais un sourcil sur deux, le laissant donc faire. Oh, si tel était son souhait, il pouvait aller bien plus loin. Mais je ne prendrais tout de même pas mes rêves pour des réalités, à moins de les réaliser par moi-même. Alors comme ça, cet individu recherchait des croquettes pour son chien ? On devait avoir ça dans la réserve. Bien que les paquets étaient ceux exposés dans le rayon d'à côté, mais ça, il n'en saurait rien. Après tout, il se trouvait bien dans le rayon des chats, là.

« Effectivement, vous vous trouvez actuellement dans le rayon des félins. Je doute que votre labrador accepte de déguster ce genre de nourriture, à moins d'être affamé. »

Sa main se retirait de mon corps. Oh, dommage, n'avait-il pas eu l'envie d'aller plus loin ? J'espérais juste que mes odeurs ne se capteraient pas de trop. En tout cas, celle des animaux ici présents aideront à la cacher. À moins qu'Allen ne vienne. Il devait me rejoindre à la fin de mon service, non ? Oh, c'était certainement pas l'heure, j'avais le temps de profiter un peu. Juste un peu, ça irait vite et basta. Puis je lui jetais à nouveau un coup d’œil, apercevant de fines rougeurs au niveau du haut de ses joues. Ohw. Mon pauvre petit cœur ratait son battement, avant de reprendre de plus belle. Il le faisait exprès, lui ?

D'ailleurs, une question me taraudait l'esprit. Était-il vierge ? Ou même puceau ? Était-il gay ? Ou préférait-il les femmes aux jolies formes ? Peut-être même que personne ne l'avait jamais embrassé. Toutes ces questions me donnaient envie de me jeter sur son corps, de le dévorer sous le coup de la pulsion, sous cette terrible chaleur qui me tordait le ventre. Non, je ne saurais pas résister. Il fallait que je continue, de toute façon, c'était trop tard. Puis au moins, ici, personne ne viendrait nous déranger, c'était certainement la meilleure chose à faire. En tout cas, une chose bien plus intéressante que de rester là à ne rien faire et d'attendre de débander.

Il n'empêche que je me devais d'avouer quelque chose. Faire l'amour à un aveugle serait certainement terriblement excitant. L'imaginer en train de découvrir des sensations qu'il ne pourrait pas voir venir, tremblant sous l'effort, la panique et la surprise... Je m'en léchais à nouveau les lèvres, manquant à demi de ronronner en imaginant une si belle chose. Malheureusement, il ne pu que remplacer mes quelques images par d'autres plus ignobles. Le faisait-il RÉELLEMENT exprès ? Genre, oh. Puis tant pis. Il recherchait ce genre de nourriture ? Bien.

Oh, Allen, tu ne sais pas ce que tu rates à choisir l'abstinence.

« Nous avons ça, néanmoins je vais vous demander de me suivre jusqu'à la réserve pour ce faire, je dois avoir de la nourriture spécialement pour labrador. »

Je passais ma main vers le haut de son dos, l'inclinant légèrement vers moi. Il n'avait rien pour le guider alors je m'en chargerait. Je n'étais pas très doué pour ce genre de choses, mais je savais tout de même le diriger vers cet endroit que je pourrais refermer derrière nous. Là, il pourra en découvrir, des choses. Qu'importe soient-elles, je ferais tout pour le combler ainsi que moi-même, histoire de calmer ces ardeurs qui ne tardaient pas à s'éveiller.

C'était un peu comme un désir ardent, comme quand on veut quelque chose jusqu'à ce qu'elle nous obsède. Là, cet homme m'obsédait. Il m'excitait sans même ne rien faire. Il n'avait qu'à rougir, à me regarder, à toucher mon torse pour raviver cette flamme qui devait rester éteinte. Je faisais de mon mieux pour l'étouffer mais c'était bien trop tard, je ne ferais pas les choses à moitié. Alors je poussais de ma main la porte de la réserve, allumant la lampe tout en la refermant après notre passage. J'avançais, n'allant pas me jeter sur cette proie tout de suite.

« Je ne vous ai encore jamais vu ici, puis-je demander votre prénom ? »

Je voulais créer un semblant de conversation, il valait tout de même mieux que ma proie se sente en sécurité au lieu de commencer à lui faire peur. Enfin. Je pense, non ?



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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Mar 25 Aoû - 15:00

Le rayon des chats... Oui bon, je n'étais pas si loin que ça alors ! Chat et chien, ça reste une bête à quatre pattes, une queue, des oreilles et des poils. Oui oui, je sais, je suis assez mauvais perdant en fait...


De la nourriture spéciale pour labrador, c'était Boulet qui allait être content ! Le prix devait être pas mal non plus non ? Oh puis zut, le prix, on s'en fichait, j'avais largement les moyens de payer tout et n'importe quoi à mon compagnon à quatre pattes puis j'avais bien de la chance de tomber sur un vendeur si sympathique, on aurait bien pu me dire que c'était là, juste sous mon nez, comme ça m'est déja arrivé parfois. Franchement, il y a avait des gens qui ne savaient vraiment pas faire leur travail et ou l'amabilité manquait grandement. Heureusement, là, ça ne semblait pas le cas.


J'acceptais d'un petit signe de tête et d'un sourire avant de sursauter doucement en sentant sa main dans mon dos. C'est un peu le problème de ne rien voir : on est surpris de beaucoup de choses quand on ne les connaît pas. A force de travailler avec mon agent, je connaissais les gestes qu'il allait faire avant qu'il le fasse, je n'étais donc jamais surpris quand il me prêtait son bras pour me guider, mais se vendeur là, ne le connaissant pas, je ne pouvais qu'être surpris de chacun de ses gestes.


La porte qui s'ouvre et l'interrupteur, en revanche, je les entendis. Si je ne me trompais pas, on y était donc, dans la réserve. Je tournais légèrement la tête vers la porte quand je l'entendis se refermer. J'espérais que Boulet ne paniquerait pas de m'avoir dans son champ de vision... Mais qu'est-ce que je dis moi ? Boulet est un boulet quand il s'agit de faire autre chose que me guider. Ah oui, mon nom, c'était quoi le truc d'emprunt que m'avais donné ?


À sa question, je tournais mon visage vers le vendeur, fixant droit devant moi, même si je ne sais pas si je vise bien son regard ou pas. Ah oui, mon nom, c'était quoi le truc d'emprunt que m'avais donné ? Mathias... Maxens... Martin... Ah non ! Ça y est ! Je me souviens !



"Heu... Matthew, Matthew Landford. Je suis ici en vacance."



Vacance forcée oui ! Enfin, ne nous plaignons pas, au moins, on m'ennuyait plus avec des questions idiotes sur mon handicap ou mes conquêtes inexistantes qu'on reliait à mon manque de vue. Non mais, franchement, les gens... Comme si vouloir rester vierge jusqu'au mariage était un crime de nos jours !


Comme si vouloir rester vierge jusqu'au mariage était un crime de nos jours ! N'avoir rien a proximité du toucher, c'était comme être sur un pilier qui fait juste la taille de vos pieds et avoir un vide infini tout autours : c'était assez angoissant et je n'aimais pas vraiment ça.
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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Jeu 27 Aoû - 4:43









Il avait l'air tellement naïf que c'en était presque adorable. Moi, un salaud ? Non, tu te trompes mon grand. Tu sais, lorsqu'on devient adulte, il y a parfois des désirs primaires qui passent avant les autres et tant pis pour ceux qui nous entourent. La dure loi de la jungle, tu connais ? Et bien tu vas apprendre à la connaître. De plus, quoi de mieux qu'un aveugle ? Une proie si jeune, si frêle et si juvénile. Il était de la bonne corpulence, je pouvais presque dessiner ses muscles de mes yeux à travers ses vêtements. J'en avais presque hâte. Oh, Allen, tu ne sais pas ce que tu rates ! Enfin, je ne lui dirais probablement jamais. Il valait mieux éviter. Oui, c'était certain. Il ne m'avait pas l'air très futé, ce jeune homme. D'ailleurs, son regard ne visait pas réellement là où il fallait. Je m'en amusais, de ces réactions plus ou moins différentes de celles qu'on pouvait voir par habitude. Il était adorable, d'une certaine manière. Sans même que je ne m'en rende compte, mes attributs félins commençaient à se manifester, dont ma queue qui se frayait un chemin à travers mes vêtements, forçant au niveau de la ceinture de mon pantalon pour se délivrer, en même temps que les oreilles qui se dressaient sur le haut de mon crâne, fières, attentives au moindre son.

L'odeur s'amplifiait, me rendant totalement fou. C'était presque impossible de résister, à force d'être aussi proche de cet humain. Je les trouvais fascinants, si faibles. Matthew... C'est bien ça ? Un nom plus ou moins normal, il était beau. Mon pauvre. Et bien, je ferais en sorte de lui offrir de jolis souvenirs de vacances. N'était-ce pas génial de se retrouver rien qu'avec moi ? Des tonnes de minettes deviendraient folle rien qu'en étant à sa place. C'est que j'étais plutôt populaire, comme chat dans mon quartier. Alors il aura l'honneur de pouvoir profiter de ma présence.

« Et bien, Matthew, j'espère que vous passeriez de bonne vacances. »

Je le disais avec un large sourire, ce dernier ne pouvant s'empêcher de me barrer le visage. C'était trop tentant, je ne pouvais pas rester là à ne rien faire. Une fois arrivé plus loin, je m'occupais de l'attirer auprès des caisses et des cartons, là où il y avait quelques sacs de graines. Je m'occupais de le relâcher sans rien dire, dénouant ma cravate histoire d'être plus à l'aise, la laissant glisser jusqu'au sol avant d'enfin retirer ce veston qui ne faisait que m'étouffer. Bien, passons aux choses sérieuses.

Ma queue de guépard fouettait l'air, de droite à gauche, tel un métronome guidant le rythme de la musique qui allait s'annoncer. Peut-être que l'orchestre n'était pas au rendez-vous, mais je te promet que nous pourrions danser pendant des heures. Je me rapprochais de lui, passant le plat de ma main contre sa hanche afin d'attirer son dos contre mon torse, mon bras faisant office de barrage. Ne t'en fais pas, ça ne fera pas mal.

Mes lèvres arrivèrent contre la peau de son cou, s'y glissant pour enfin y goûter. C'était agréable et sucré, cet homme me réservait certainement bien des surprises. Mes dents effleuraient cette fine parcelle de chair, manquant de les planter pour y voir un peu de sang perler sur ses vêtements. Non, je me devais de ne pas l'effrayer. Enfin, c'était bien partit pour l'être, mais épargnons ce détails, veux-tu ?

Alors je me contentais de le maintenir fermement, de le ramener contre moi et d'émettre un ronronnement puissant. Je le contenais depuis bien longtemps déjà, bien qu'à cet instant, je ne parvenais plus à me contenir. J'en avais envie et cette envie me brûlait le ventre, voir les parties intimes. Mon souffle s'accélérait, tel une bête en chaleur.

Je pouvais peut-être faire peur à voir, mais ça ne serait pas un problème avec Matthew. ♥



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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Jeu 27 Aoû - 15:01

On dit que l'on peut entendre un sourire, c'est bien vrai, l’intonation de la voix permettant ce genre de chose pour les personnes ayant développer leur ouïe. Je l'entendis donc, ce sourire alors qu'il espérait que je passerais vraiment de bonne vacance. C'était gentil de sa part, les gens empathiques, il y en avait pas beaucoup, et le savoir heureux pour moi me rendait content. Comment aurais-je pu alors deviner ce qui allait se passer?

Je restais sagement debout quand il me relâcha, imaginant aisément qu'il était sans doute en train de chercher les croquettes spécial labrador pour Boulet. J'attendais donc, une main légèrement tendu vers l'avant, prêt à prendre ce qu'il m'aurait trouvé, mais loin de venir se glisser dans ma main, la sienne se faufila sur ma hanche, attirant mon dos contre son torse. J'en sursautais de surprise, surtout que je ne l'avais pas entendu se déplacer, mes mains venant lui prendre se bras qui m'enlacer tel un ceinture pour me tenir. Je ne comprenais pas ce geste et un début d'angoisse monta en moi, une angoisse étroitement lié à la surprise et à un soupçons d'excitation quand je sentit ses lèvres sur la peau de mon cou. Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il faisait!


"Je...Vous... Que..."


Zut, je savais même pas quel question posé et je n’eut pas le temps d'y réfléchir, sentant ses dents pointue sur ma fine peau. Mon dieu, il allait me manger! Je suis tomber sur un vampire! Il va me sucer tout mon sang!!!!

Mon cœur s'était mis à battre plus vite, la rougeur de tout à l'heure ayant réapparut sur mes joues, sans doute parce que j'aimais beaucoup les histoires de vampires, surtout celles érotiques. Oui, je suis un homme qui aime les romans érotique, et alors? J'en ai bien le droit non? Mais soyons plus sérieux, les vampires, ça n'existe pas...

Je ne sais pas trop si il s'agissait d'un grognement ou d'un ronronnement, ce son puissant et rauque qui m'arriva au creux des oreilles, mais je sue aussitôt dans quoi j’étais tombé, ou plutôt, sur quoi. Un hybride.... Je ne sais pas si j'en avait vraiment déjà rencontré avant mais d'eux, j'avais beaucoup entendu parler, parfois en bien, parfois en mal, mais tous se rejoignant sur une chose: ce ne sont que des pervers. J'étais tombé sur un pervers... un vendeur pervers... un vendeur pervers dans une réserve à une heure tardive ou tout les magasins fermes...

Mon ventre se serra, tout comme mes fesses, mes jambes et mes doigts fins sur ses bras. D'un coup, je craignais pour mon corps. Il.... Non, il n'oserais pas hein?! J'avais de gros doute en sentant son souffle chaud et rapide contre ma peau, celle-ci se retrouvant parcourut alors d'un frisson. Non, non, qu'il se calme, j’étais pas une femme, pas une femelle, pas un jouet... Il pourrais se trouver quelqu'un d'autre dehors, rapidement, pour se satisfaire, j'en suis sur! A moins qu'il soit laid a en mourir?

Le corps un peu tremblant, une main le lâcha pour venir le toucher, le frôler. De long cheveux, une peau assez douce, non, je pensais pas qu'il soit laid non? Avalant difficilement ma salive, toujours peu rassurer, je parvenais à parler malgré l'angoisse de l'inconnu et de ses gestes:


"Je... Sois... Doux, s'il te plait...."


Doux, gentil, sympa.... Me viole pas, me tape pas, me martyrise pas quoi!
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Houston J. Allen

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Ven 28 Aoû - 3:39

« Un Mauvais Départ »
« Mah, on a tous un fantasme ou deux »
Mes pensées, je tentai tant bien que mal de les orienter vers le bouquet de roses que je finalisais plutôt que sur le charmant décolleter de ma cliente. Grande et brune, bien roulée, je me disais que c'était criminel de s'exposer ainsi à mon regard. J'en avais l'eau à la bouche et je devais ravaler ma salive encore et encore, histoire de ne pas baver devant elle et de ruiner ma réputation. Je lui souriais, lui tentant les fleurs en lui souhaitant une bonne fin de journée et un gros merci pour son achat. Ma façade resta de marbre, celle du parfait gentleman, jusqu'à ce qu'elle quitte les lieux avant que je ne soupire longuement, une goutte de sueur perlant le long de ma tempe. Pour être franc, c'était comme demander à un carnivore, un lion par exemple, de ne pas manger la viande crue bien saignante installée juste sous son nez. C'était cruel, c'était inhumain. Car, vois-tu, c'est ce qu'était la période des chaleurs chez moi. Je voyais un corps bien roulé, des courbes généreuses ou une fine taille, un cul serré et alléchant, et je n'avais envie que d'une seule et unique chose. Je te laisse deviner, tu es assez intelligent pour comprendre, je crois.

Je lançai un coup d'œil à l'horloge, la journée était bientôt terminée, heureusement. Être dans une foule, être dans le public dans cet état, ce n'était pas l'idée du siècle. Seulement, je ne pouvais pas m'arrêter de travailler, il nous fallait bien un salaire pour payer tout autant la nourriture que le loyer. Et, à ce que je sache, les chaleurs des métamorphes, enfin, de certains, ils y en avaient qui en étaient exemptés, les heureux élus, n'étaient pas reconnus comme raison valable pour prendre congé. Ça devrait, pourtant. Certains étaient incapables de se contrôler et sautaient, au final, sur la première personne qui leur passait sous la patte, consentante ou non. J'étais de ceux qui savaient bien se contenir, qui savaient reléguer cette envie au fin fond des oubliettes. Je mentais? Peut-être. Je te l'accorde, la chaleur ne partait pas, elle ne partait pas tant que la saison n'était pas terminée et c'était un véritable enfer. La passion était bouillante, cependant... il fallait éviter de faire des bêtises.

Bêtises qu'Enzo allait probablement accomplir avec brio d'ailleurs, c'en était même certain. Il en faisait toujours, des bêtises. Pour cette raison, j'aurais préféré qu'il reste cloîtré à la maison, je n'avais pas envie d'être déjà oncle ou de passer ma nuit au poste de police, étrangement. Ce petit frère, il était intenable tout comme insortable une fois dans cette période de l'année, c'en était dérisoire. À nouveau, un soupir se fraya un chemin entre mes lèvres, tandis que je  fermai la caisse. C'était tout pour la journée et le compte était bon. Je fermais une trentaine de minutes plus tôt que l'animalerie que tenait mon cadet, j'avais donc le temps de passer chercher les ingrédients du repas. Ce que je fis. En chemin, je m'arrêtai donc au marché, ayant déjà une idée de ce que je préparai pour le repas du soir. Puisque je lui imposais de rester sage, je pouvais au moins faire l'effort de cuisiner beaucoup de viande, bien saignante pour la peine. Et mettre le moins de légumes possible. Ça devrait le faire.

Nous avions convenu que je viendrais le chercher, histoire de s'assurer qu'il n'en profite pas pour aller se vider chez la ou le premier venu. Et s'il attrapait une ITS? J'étais certain qu'il n'y avait même pas songé, à ces risques. Ces pulsions, elles avaient tendance à nous faire oublier plusieurs choses, un peu trop même. Tant et si bien que le condom devenait souvent une option. Il ne protégeait pas seulement d'une progéniture indésirée, mais aussi d'autres petites choses, tu saisis? Je me demandai un instant si je devrais en acheter et les glisser dans ses effets personnels, juste au cas où. J'hésitai un moment, regardant la pharmacie avec intérêt. Je savais que ce n'était plus un enfant irresponsable, c'était un adulte irresponsable désormais. Ce qui, à mon sens, pouvait être bien pire, j'avais beaucoup moins d'emprise sur ses décisions à son âge, il était après tout majeur. C'était plus difficile de lui faire entendre raison.

Finalement, je décidai de ne pas en acheter, je décidai plutôt de prendre le risque de lui faire confiance - et de ne pas alléger mon portefeuille davantage, déjà que la viande avait coûté bien cher. Dans le pire des cas, je glisserais un mot ou deux à la table, de petites allusions. Je repris ainsi ma marche, me dirigeant d'un pas nonchalant vers l'animalerie, offrant des sourires aimables aux regards que je croisais, me retenant de les séduire. Ha qu'un corps chaud contre le mien serait si bon, était si tentant, la peau en sueur, les cris de jouissance, les gémissements, la respiration haletante, des yeux reluisants de plaisir et de désir. Je secouai la tête. Suffit. Allez, oust les pensées perverses, ce n'est pas le moment d'avoir une érection en plein milieu de la rue. Pensons à des choses plus... concrètes? Comme le nombre de pi. Jusqu'à où me souvenais-je déjà? Il suffisait de réfléchir quelque peu, ça m'occuperait l'esprit pour un moment.

Face au commerce de mon frère, j'arquai un sourcil, le panneau ouvert était toujours affiché. Sac de plastique chargé de nourriture, j'entrai avant de le changer pour fermer. Celui-là... Il l'avait oublié? Que faisait-il encore? S'était-il épris d'une balle de laine, si bien qu'il en avait oublié l'heure? Cette image me fit rire. Ce devait en fait être bien adorable, de voir cet homme tatoué et percé jouer avec une petite balle de laine. J'aimerais bien voir ça, tiens. Le contraste devrait mériter une photo. Peut-être que je l'encadrerais et la mettrait dans l'entrée, juste pour l'emmerder? Sa tête vaudrait certainement de l'or. Ne sait-on jamais, la chance pourrait être de mon côté. J'avançai sans me gêner, ne l'appelant pas en me dirigeant vers le comptoir. Je faisais un peu comme chez moi, j'avais l'habitude de venir le chercher et de le raccompagner jusqu'à la maison.  Sauf qu'il n'était pas au comptoir. Peut-être était-il dans la réserve, en train de faire l'inventaire ou de roupiller?

C'est de ce pas feutré qui caractérisait si bien les métamorphes félins que j'entrepris de m'y rendre, poussant doucement la porte avant d'écarquiller les yeux, mon sac tombant au sol sous la scène qui se déroulait devant moi. À peine avais-je franchi le seuil que j'entendis « sois doux s'il te plaît ». Ce n'était pas la voix de mon frère, la sienne n'était pas aussi fluette. Certes, cette autre voix restait masculine, mais bien moins rauque et chaude à mes oreilles. Je ne le voyais pas, le corps de mon cadet camouflant celui de l'autre homme, eux qui étaient de dos à moi. Enfin, j'apercevais cette tête bleutée, ces mèches qui semblaient soyeuses et si... si agréable au touché, de celles qu'on avait envie d'y mêler les doigts, de les caresser alors qu'il était penché devant soi, la bouche ouverte et...

Je ravalai ma salive. Toute la journée, mes pensées avaient vacillé entre la raison et la perversité, surtout lorsqu'on a un maid café d'installé en face de son lieu de travail, ce petit café venant d'une mode japonaise que je ne comprenais que peu. Mais que je savais être bien excitante, surtout lorsque ces jupes se soulevaient sous le vent, les maids allant porter les cafés à l'extérieur et je les apercevais au travers de ma vitrine. Allez savoir pourquoi, j'imaginai ces deux compères dans ces tenues un court instant. On secoue à nouveau la tête, la fatigue me donnait des envies inavouables. Et cette scène n'aidait pas, cet inconnu dont le cou était dévoré par mon frangin, je désirais à mon tour y déposer mes lèvres, mes dents. Je serrai les poings, sois responsable, ne te laisse pas envahir par tes pulsions.

- ENZO!?

Que je ne pus m'empêcher de lui hurler, croisant les bras de cet air réprobateur, alors que j'avais moi-même la tendre et ardente envie de jouer avec cet homme, son odeur emplissait la pièce et elle était délicieuse, voire exquise - bien que celle du chien flottant un peu dans les airs me piquait le nez, c'était probablement celui du labrador qui attendait patiemment à l'extérieur. Un long soupir exaspéré franchit mes lèvres que je pinçai discrètement. Ô qu'il sentait bon, il sentait si bon.

- Qu'est-ce que tu m'avais promis déjà? Hm?

Et je ne bougeai pas, je ne voulais pas voir ce visage ni ne voulais trop m'approcher aux risques de céder à mon tour. Quelle idée de se retrouver confiné avec une personne vierge dont aucune odeur ne s'était encore mélangée à elle? C'était pire que d'interdire à un carnivore de ne pas manger sa viande bien saignante sous son nez, c'était comme si on lui mettait le morceau dans la gueule et on lui ordonnait de ne pas avaler. C'était une torture que tu ne pouvais même pas imaginer, de se contrôler en la présence d'un tel individu. Et il semblait que mon cadet n'avait pu y résister, il faut dire que l'autre semblait aussi consentant, lui demandant d'être doux. Enfin. Concentrons-nous sur Enzo et le sermon qu'il méritait ou on pouvait aussi recommencer à compter les chiffres de pi, au choix.




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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Lun 31 Aoû - 15:39









Il n'avait pas l'air de se débattre.. Hein ? Mon sourire s'agrandissait. Je pourrais donc faire ce que je veux ? Oooh ! La belle affaire ! Ma joie grandissait, autant qu'une autre chose qui se trouvait plus bas. Ne vas pas dire que je m'excite vite, non, juste que dans une telle période, c'est bien difficile de devoir se maintenir aussi longtemps. Sa voix était déjà en train de dérailler, n'avait-il pas l'habitude de ce genre de contact ? Son odeur était pure, fraîche, attirante. J'étais prêt à parier qu'il était vierge. Ou même puceau ? Dans tous les cas, cet homme ferait partie de mon casse croûte et c'est avec joie que j'allais le déguster. Ne t'inquiète pas, mon beau, tout ira bien. Sa peau tremblait sous mon souffle, sous mes lèvres qui s'occupaient de parcourir sa peau. Je m'amusais à le faire tressaillir, à le rendre inquiet de la situation pendant que je venais enfin lui mordiller le cou. Je le sentais crispé, tendu alors que je passais mes mains sur ses hanches, les lui caressant avidement.

C'en était adorable, ces petits geignements qu'il libérait lorsque je le taquinais, pendant que j'étais en train de jouer avec son corps à mon bon vouloir. Et encore ! C'était loin d'être terminé. Mes yeux scrutaient le moindre détail, la moindre chose avant que je ne l'écoute. Être doux, hein ? Acceptait-il donc que je m'amuse avec lui ? Qu'il s'amuse avec moi ? Mon sourire s'agrandissait, alors que je comptais glisser ma main le long de son corps, le longeant avant d'enfin atterrir sur son entrejambe que je pressais délicatement, mon index se glissant contre le tissu qui séparait sa peau de la mienne, caressant certainement une de ses testicules.

Enfin, c'était trop beau pour être vrai. Une odeur forte se manifestait. Tiens, je la connaissais. Un peu trop même. Un autre métamorphe avec qui je vivais. Je l'avais oublié, lui. Merde, il était déjà si tard ? Je tournais un peu ma tête vers mon frère, pendant que je le voyais presque pantelant devant la vision qui s'offrait à lui. Oh ! Alors comme ça, lui aussi avait du mal à se retenir ? Je ferais en sorte de l'éveiller un peu plus... Je n'avais encore jamais fait de plan à trois. Sa stupéfaction me faisait rire, s'attendait-il réellement à quelqu'un d'autre que moi ?

« Oui, c'est moi ♥ »

Que je soufflais d'une voix mielleuse, ma queue jouant devant lui, ondulant face à son regard semblable au mien. Au fond, nous n'étions que des bêtes assoiffées par le sexe, par l'envie d'aller plus loin et d'abuser de ce corps si frêle que je tenais entre mes mains. Alors je ferais de mon mieux pour le rendre fou autant que moi, pendant que je glissais le bout de mon nez entre les mèches bleues de mon nouveau partenaire.

« Ne t'en fais pas, tout ira bien. Mh ? »

Je lui murmurais au creux de son oreille, alors que je jetais un nouveau regard au nouvel arrivant, retournant par la même occasion ce cher client qui n'était pas arrivé au bon moment. Tout en adressant un regard à Allen, je passais ma langue contre les lèvres du jeune homme, le narguant ouvertement. Après ce petit avertissement, je murmurais contre la joue du bleuté, ronronnant maintenant férocement.

« Oh, tu sais... Allen... Les choses peuvent parfois changer. Non ? »

Je me glissais dans son cou, passant mes doigts par dessous le chandail de … Matthew, c'est ça ? Je le remercierais plus tard de m'avoir accordé un peu de temps. Oui, je me devais de le remercier après tout ça. Je me demande d'ailleurs si cet autre blond qu'était mon frère allait me rejoindre. Allait-il craquer au final ? Allait-il se joindre à la danse ? Je le regardais de plus en plus, en lui lançant quelques œillades, une lueur de plaisir se joignant à mes iris. Allait-il être tenté ? Par lui ou même... Par moi ? Je passais ma main dans ma nuque, dégageant mes cheveux blonds, lui laissant cette peau à son bon vouloir, simplement au cas où il voudrait venir la respirer ou que sais-je.

Nous allons voir qui tenait le mieux de nous deux. ♥



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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Lun 31 Aoû - 19:18

Être doux... Ne pas me faire de mal, ne pas me vouloir de mal, et encore moins du mal pervers, cependant je n'étais pas sur qu'il avait comprit dans se sens, surtout quand son doigts descendit jusqu’à me caresser à un endroit que moi même je touchais très rarement, la surprise, l'excitation et l'angoisse m'en faisant prendre une grande inspiration qui me colla encore plus à lui. Non, vraiment, il n'avais pas cette idée en tête n'est-ce pas?!

Le son de la porte qui s'ouvre et une nouvelle voix... Oh mon dieu! Honteux et gênée, ma peau vira au rouge tomate trop mur alors que je baissais la tête comme si ce simple fait allais me cacher, ma main prenant celle qui me touchais entre les jambes pour l'éloigner. Rien, il ne se passait rien, il ne se passerais rien, rien de rien! L'inconnu avait mal vu et le vendeurs allait reprendre ses recherches de croquettes pour ne pas avoir l'air d'être pris sur le fait...

Ce n'était pourtant pas de l'avis de tout le monde, et surtout de l'autre qui glissa son nez dans mes cheveux, me rassurant comme quoi tout irai bien. Son souffle chaud était agréable... certes... mais non, tout n'allais pas bien, j'étais dans une position honteuse, devant un inconnu, un pervers collé à mon dos... Comment est-ce que tout pourrais aller! Manquerais plus qu'on me reconnaisse et je voyais déjà les gros titre sur les vacances spécial du violoniste aveugle ... Cela remplirait-il ou viderait-il les poches de mon agents?!

Je me sentis retourné, comme une poupée, posant mes mains par réflexe droit devant moi et donc sur le torse du vendeur dont la langue, rapeuse, rappa sur mes lèvres, m'arrachant un frison, le cœur battant en l'entendant ronronner fortement en câlinant ma joue. Je n'arrivais pas a dire si je trouvais ça adorable ou horrifiant mais quand je sentis ses doigts se glisser sous mon haut, je me cambrait aussitôt pour comme fuir son chaud touché, me mordillant la lèvre en cherchant a savoir comment lui faire comprendre que je ne voulais pas sans l’énervé. Oui, mieux valais pas énerver une bête non? parce que c'est ce que sont les hybrides non? Et qu'une bête énervé, c'est dangereux...

L'inconnu, peut être étais-ce lui ma façon de m'en sortir de cet torture...agréable, certes, mais torture du malin quand même! levant la tête vers là ou devais être la porte et donc le nouvel arrivant, ouvrant la bouche pour lui demander de raisonné le vendeur, les sourcils relever en tête de chat battue malgré les rougeurs mais loin d’être une phrase, se fut un léger gémissement qui en sortit sous les doigts experts du vendeur. Je crois que je commençais a comprendre pourquoi l’église craignaient autant le diable... Les armes comme la luxure sont redoutable...
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Houston J. Allen

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Jeu 3 Sep - 20:01

« Un Mauvais Départ »
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Serrant les poings, je ravalai ma salive durement. Cette vue, c'est ce que je m'étais imaginé toute la journée, dès que j'apercevais un corps un tant soit peu séduisant, un corps qui attisait un peu plus mes désirs charnels. Seulement, ce n'était pas mon frère qui se retrouvait là, dans mes fantasmes somme toute inavouables, non, c'était plutôt moi qui dévorais la peau d'un autre avec avidité, qui passais ma main sur son corps et le longeais impatiemment. Je fronçai les sourcils, cherchant à ne pas succomber à mes pulsions. Tu n'étais pas une bête mon Allen, tu étais en partie humain et bien humain. Tu pouvais te contrôler, ce n'est pas cette odeur enivrante qui va te faire perdre la tête.  Cette odeur... je devrais en fait plutôt dire ces odeurs. Celle de cet homme pur qui venait se mêler à celle de mon frère - sur qui je ne dirais pas bien fort que je fantasmais depuis déjà bien longtemps et je gardais ce fait secret, hors de question de l'avouer à voix haute. C'était un parfum exaltant, un parfum qui me déconcentrait et m'attirait, me donnait bien des idées malsaines.

- ENZO!

Que je répétais lorsqu'il me répondit de cette voix mielleuse, de cette voix qui venait chatouiller mes envies lubriques tout comme cette scène. Je croisai les bras, mes mains serrant bien fort mes biceps pour me contenir, pour m'aider à penser à autre chose, tandis que je rajoutai d'un ton assez impatient comme énervé :

- Ne joue pas au petit malin avec moi, tu sais très bien pourquoi je t'appelle. Tu as encore brisé ta promesse. Je me trompe?

J'insistai bien sur le encore, car, après tout, ce n'était pas la première fois que ce petit con ne m'écoutait pas et n'en faisait qu'à sa petite tête de linotte. Surtout, le hic en cet instant, c'est que ça impliquait une autre personne, une personne qui s'était sûrement retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.  Et qui était... et qui était... et qui était bien trop adorable, les joues rouges, le visage pivoine que je pus apercevoir furtivement lorsque mon empoté de petit frère le retourna. Je pris une bonne respiration. Du calme.  Du calme, que je te dis.  Ce n'est pas parce qu'il est à croquer, qu'il a l'air délicieux, atrocement exquis, que tu dois absolument en prendre une bouchée. Ou deux.  Je serrai un peu plus ma prise sur mes bras, manquant d'y entrer mes ongles et de percer ma chemise. Je voyais la queue féline de mon cadet se balancer à droite, puis à gauche, me narguant tout comme m'invitant à me joindre à eux, en un sens.  Il était heureux, celui-là, vachement de bonne humeur de pouvoir écouter ce qu'il avait dans son pantalon et d'oublier la raison. Je l'enviais, là, je l'enviais comme jamais, car garder sa raison et tenir tête à ce que j'avais dans le pantalon, ce n'était pas chose aisée. C'était atroce. C'était comme tenter d'empêcher une voiture de dévaler une colline en le repoussant vers le haut alors que le frein à main n'a pas été relevé. Autrement dit, je savais que tôt ou tard j'allais crouler sous mes pulsions et me faire écraser, aplatir comme un crêpe. Mais je continuais de résister, je pouvais, après tout, être aussi buté qu'Enzo.

- Depuis quand lorsque l'on abuse d'une personne, tout va bien, hm?

Que je rétorquai, le bleu ne semblant pas exactement être en état de le faire pour sa personne. Je me posais cette question, entre autres, pour me raisonner à mon tour. C'est vrai, ce serait de l'abus. Était-il consentant? Je ne le savais pas comme je me doutais que ce n'était sûrement pas le cas. Je savais que c'était mal, quand bien même, je continuais de jalouser mon frangin pour poser ses pattes sur lui, caresser ses hanches, sa fine taille qui me faisait presque saliver, humer son odeur de près, nicher son nez dans ses cheveux, laper ses lèvres de sa langue. Je me mordillai discrètement la lèvre, la coinçant entre mes dents au point qu'une légère douleur envahit ma bouche, s'élançant même jusqu'à mes joues. C'était mal, Allen, c'était mal. Je me le répétais, toutefois, le sens moral, qu'était-ce réellement pour une bête sous forme humaine? Je sentais mes attributs félins vouloir s'échapper et frémir sous l'air, imiter mon petit frère. Ne pas perdre le contrôle, ne pas céder au côté plus animal de moi-même. Contrôle-toi bon sang!

Seulement, dites-moi, comment garder ma contenance face à ce regard, même vide? À cette expression que cet inconnu me lança et ce petit gémissement qui s'échappa de ses lèvres, qui vint taquiner mes oreilles? Et, hop, queue féline de sortie et oreilles de bête sur le sommet de mon crâne, fébriles et à l'affut du moindre son. Accroche-toi à ce fil, à ce mince fil Allen.  Ne regarde pas ce visage rouge, ce visage qui semblait quémander sans réellement le vouloir. Ne contemple pas ses lèvres pâles, ses lèvres reluisant sous la lumière et la salive, ses lèvres si séduisantes. Et ne fixe pas cette nuque, ce bout de peau que te dévoilait sournoisement Enzo. Tu le sais, tu le connais ce membre de ta famille, c'est un petit aguicheur, c'est un joueur. Mais il n'y avait rien à faire, je déglutis avant de me pourlécher les lèvres, mes pupilles mêmes vacillant pour s'étirer et former une fine bande ovale, presque une ligne. Je sentis mes canines, quant à elles, se faire plus affutées, plus longues et coupantes, ma langue s'y accrochant quand je me pourléchais les lèvres.

Et puis merde pour la raison.

Vivement, je m'approchai, venant dès lors mordre la nuque de mon cadet. Ce n'était pas violemment, ça ressemblait davantage à un mordillement d'un chaton, un chaton jouant avec une balle de laine, s'y faisant quelque peu les dents. Machinalement, mes mains se posèrent alors sur les hanches de mon frère, mon bassin se pressant contre le sien, un ronronnement s'évadant doucement de ma gorge pour mourir contre son cou. Mes yeux se posèrent dans ceux du bleu avant de réaliser que ses prunelles étaient vides, qu'il n'y avait aucune vie qui y subsistait. Il n'empêchait que désormais, je pouvais mieux apercevoir cet autre homme dont le corps d'Enzo m'avait jusqu'alors bien caché. Je le contemplai, tandis que je ne répondais pas à la question du frangin. J'étais un homme, j'étais en chaleur. C'était plus que suffisant pour que je perde mes repères.  Arrêtez de m'exciter plus que je ne le suis déjà, bordel!  Même moi j'ai des limites et on dirait que je les ai atteintes.





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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Mar 8 Sep - 3:00









Mon petit jeu ne semblait pas l'amuser tant que ça. Dommage, je me prendrais certainement une raclée en rentrant, tout en l'écoutant feuler comme à son habitude. C'était une routine, je commençais à m'y faire et pas qu'un peu. De toute façon, il ne pourrait pas me faire la gueule bien longtemps. Il était gentil, mon frère, un peu trop même. Je commençais à le cerner, à force d'avoir vécu à ses côtés. C'était un peu comme un jeu, maintenant. Celui du chat et de la souris. C'était même à se demander qui faisait la souris, des fois. Personnellement, je m'en amusais et m'en amuse toujours. Oh, que c'était jouissif de le voir fulminer et refouler ses pulsions animales. Allait-il tenir encore longtemps ? On verra ça. Je m'attardais sur le corps si chaud et désirable que j'avais enfin en face de moi ou plutôt, contre moi, le resserrant de plus belle tout en faisant aller et venir mes doigts sur son torse pour mieux pouvoir distinguer ses courbes, ses fins muscles qui ornaient son corps. Je passais mon pouce contre son nombril, remontant puis allant vers ses hanches, me jouant de cette anatomie qui allait bientôt devenir mienne. D'ailleurs, le propriétaire de ce corps avait l'air de ne pas être très à l'aise. Peut-être que je n'allais pas assez vite à son goût ? Ou tout simplement parce que je ne touchais pas ses points sensibles ? Soit. Dans tous les cas, il ne serait pas déçu. Je remontais alors ma main vers ses grains de chair, allant en torturer un du bout de mon index, le roulant entre le majeur tout en observant ses réactions. Il était adorable, je n'exagère pas.

Puis y avait Allen, pas content du tout. Il me regardait, bras croisés, comme un papa qui est en train de gronder son fils. Mais j'étais pas d'accord. J'avais faim et je n'avais qu'à me servir, non ? Alors c'est ce que je ferais. Je me servirais comme bon me semble, qu'importe son avis, même si je devais continuer sous ses yeux. De toute façon, j'étais sûr de mes paroles, tout irait bien. Je n'étais pas sur le point de faire un meurtre, j'abusais juste de cette personne tout en faisant en sorte qu'elle soit consentante. Dans tous les cas, tout allait bien. Ai-je réellement tord ? Bon. Dans ce cas, continuons. Je gambadais sur cette chair, pianotant de mes doigts les mamelons de cet homme qui commençaient à durcir, tout en jetant un regard à … Mon frère. Oh.

Ses oreilles étaient apparues, c'était plutôt bon signe. Il allait donc craquer, c'est ça ? Ainsi que sa queue, qui était bien plus épaisse que la mienne et plus courte, plus touffue. C'était assez drôle, de le voir ainsi. Mais je devais également avouer que cette apparence lui allait tellement bien que je me sentais durcir d'avantage. Quoi de mieux que de se retrouver dans la réserve avec deux aussi beaux mâles ? Enfin, il avait cédé au charme de ce beau petit aveugle.

Enfin, ce que je pensais plus ou moins. Un frisson me parcourut, pinçant alors automatiquement ce que je tenais entre mes doigts, pour ensuite échapper un gémissement mêlé à un miaulement étranglé. Putain, mec, fais pas ça, tu veux ta mort ?! Je tressaillais sous ses petites canines, sous ces petits mordillements qui se faisaient dans ma nuque. Bon Dieu, c'était divin. Bordel de merde, encore ! Je ronronnais sans même m'en rendre compte, ce dernier se faisant tellement fort qu'il envahissait la pièce, mêlé à un grognement de satisfaction. N'était-ce pas Matthew qui était censé l'exciter ? Enfin. Je n'allais pas m'en plaindre, c'était agréable et bien plus encore. A-Attendez, calme-toi mec ! Son bassin se rapprochait du mien, se collant tout contre pendant que je me figeais, me penchant un peu plus près du bleuté. Oh, oh oh. Depuis quand je l'excitais ? Mon odeur n'était pourtant pas la même que le jeunot à nos côtés. Ses mains étaient délicieuses, celles qui épousaient à merveille mes hanches. Ah, putain, Allen !

« O-Ohé, Allen, je n'te pensais pas ainsi. Mais si tu me prends par les sentiments... Attends deux secondes, Matthew, ça ne sera pas long. ♥ »

Je me penchais vers le bleuté pour l'embrasser du bout des lèvres, pour mieux pouvoir me retourner, gardant son corps tout contre le mien. Oh, non, je n'allais pas le lâcher de si tôt, ne vous en faites pas ! Mes lèvres se rapprochèrent de celles de mon ainé, juste assez pour lui susurrer tout contre, ronronnant tout en lui jetant un regard amusé, ma queue ne cessant de battre l'air.

« Mon corps t'attire à ce point ? Pervers. »

Et instinctivement, je pressais mon fessier contre son entrejambe, y faisant un mouvement circulaire. Oh, c'est qu'il allait bander, le bougre. Et pas qu'un peu, je ferais tout pour le rendre fou si c'est ce qu'il cherchait ! C'était intéressant, de le voir sous cette forme. Plutôt amusant, en fait. Je tirais la langue avant de venir caresser l'extrémité de ses lèvres de celle-ci, goûtant presque au goût sucré de sa bouche. Il est vrai que je ne l'avais jamais embrassé, non, mais... J'étais presque tenté. Tenté de goûter à ce fruit défendu, à ce frangin qui m'avait toujours agacé. On se taquinait, juste, mais jamais nous n'allions aussi loin. Peut-être que cette barrière allait être brisée ?

Souriant fortement, je revenais me coller contre Matthew, ayant lancé la balle à Allen. Elle était dans son camp, il pouvait la renvoyer n'importe quand. Allez, petit chat, montre moi que tu sais jouer. ♥

Mon regard se reportait sur ma petite victime, passant un de mes bras dans le creux de ses reins pour me frayer un passage contre son corps, glissant ma jambe droite entre les siennes, y effleurant son bassin de ma cuisse. Il était frêle, c'était plutôt mignon, attendrissant, et ça me donnait envie de le croquer. Je passais un coup d’œil à l'autre métamorphe avant de sceller pour de bon mes lèvres avec celles de ce petit corps qui m'attirait tant. Je l'embrassais sans mesure de sécurité, passant ma langue quelque peu rugueuse par dessus ses lèvres. Mon autre main se nichait dans le haut de ses cheveux, dans sa nuque. Allons, titiller un chat n'est jamais bon. Combien de temps allais-tu mettre avant de te mettre à l'eau ?



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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Dim 27 Sep - 18:47

Ses doigts... J'avais envie de les repousser, les chasser, les taper et pourtant, j'avais aussi cette envie que ça ne s'arrête pas. Il me provoquait des frissons d'excitations qui se mêlaient malgré moi à ceux de l'angoisse. Non, non, je ne voulais pas...

-ah!

Je me cambrais légèrement en sentant le premier pincer davantage ma chair, surpris par la vive petite douleur que cela me provoqua alors qu'il lâcha un miaulement étrange mais pourtant très vite apaisé par mon corps tremblant. J'entendais désormais très bien un autre ronronnement tout près, trop près et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre très vite ce qu'il se passait. Deux bêtes... perverses. Mon dieu, protégé-moi, protégé mon corps!

Je ne sais pas ce qu'il se passait, comment ça se passait, si même ça se passait. En fait, j'étais totalement perdu. Je ne comprenais pas encore comment j'avais fini la, comme ça, et pire encore, pourquoi je ne criais pas, n’appelais pas a l'aide, ne donnais pas de coups de poings a tout va?! C'était pourtant censé être ce qu'il se passait en cas de kidnapping et d'attouchement en tant normal non?

Ah ses mots, ma conscience me lança un panneau:" profite pour t'enfuir!" mais je dus le recevoir un peu trop fort car j'en fus incapable de bouger pendant quelques instant, encore moins en sentant qu'il resserrait sa prise sur moi. Quand enfin je décidais de faire un geste, tentant doucement de m'esquiver loin de son étreinte mais je fut interrompus par cette cuisse vagabonde qui me fit rougir puis happer par ces lèvres et retenu par cette main qui c'était glissé sur ma nuque. Je voulu riposté mais ça ne m'en fit qu'ouvrir les lèvres, ma langue glissant du coup sur la sienne, de quoi me rendre encore plus confus au point dans laisser s'échapper un petit "hum" d’excuse en cherchant à les refermer, mes doigts fins de musiciens serrant le tissus qui trainait dessous.

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Houston J. Allen

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Sam 10 Oct - 1:39

« Un Mauvais Départ »
« Mah, on a tous un fantasme ou deux »
Perdre lentement conscience, se laisser bercer et guider par ses instincts bestiaux, c'en était si grisant. Il n'y avait pas de mots pour décrire cet état. Aucun ne serait assez fort, aucun ne serait assez juste. Mes canines avaient entaillé ma chair, celle de mes lèvres, alors que je les mordillais en observant le spectacle qu'ils m'offraient, ce spectacle si excitant. Tiens bon Allen, tiens bon, que je m'étais répété à la manière d'un refrain. Seulement, j'avais fini par perdre le contrôle, le cédant à la bête, lui donnant les rênes de mon corps et me voilà désormais contre mon frère, mes dents parcourant avidement sa peau d'un profond ronronnement. Mes yeux, quant à eux, observaient cet autre homme, le dévoraient du regard. Il semblait si délicieux, si exquis, c'en était criminel, et qui ne succombe pas aux charmes malsains? Mon bassin se pressait contre celui d'Enzo, il trahissait toutes mes envies tout comme cette respiration qui s'était alourdie, qui s'écrasait contre son cou. À mes mordillements, mon frangin réagit au quart de tour, me laissant deviner à quel point c'en était enivrant. Je ne pensais plus, j'évitais de réfléchir et je me fourvoyais dans le vice, dans ce péché qu'était la luxure. C'était eux qui, dorénavant, hantaient ma tête et la tourmentaient d'images sensuelles tout autant qu'impatientes.

Aux paroles de mon cadet, je relevai les yeux vers son visage, notant dans un recoin le nom du bleu. Matthew, nom si commun pour un homme pourtant si sublime. Légèrement, je grognai aux prochaines paroles qu'Enzo rajouta. Retroussant quelque peu la lèvre, je délaissai pour un moment sa chair, cessant de la marteler de mes canines, lui donnant peut-être un certain répit. Se faisant toujours aussi aguicheur, il approcha ses lèvres des miennes et je sentis dès lors son souffle, ce souffle sournois, ce souffle mielleux, ce souffle si tentant. Dans un ronronnement tout comme dans un ronchonnement, je lui renvoyai :

- Oh la ferme!

Et dès qu'il me tira cette langue, cette vilaine petite langue, je la chopai in extremis entre mes dents, la mordillant sensuellement tout en l'attirant vers ma personne. Je glissai un peu plus mon visage sur le côté, venant chercher ses lèvres des miennes pour lui voler un baiser, mes yeux se plongeant dès lors dans les siens. Je ne demandai pas un baiser chaste, loin de là. J'en quémandai un sauvage, un langoureux, un féroce. Mes mains rapprochèrent son bassin un peu plus du mien, m'y pressant davantage et soupirant d'aise contre sa bouche sous ces mouvements circulaires, sous ces mouvements provocants et suggestifs. C'en était si bon, c'était plus que divin. Libérant bon gré mal gré ses lèvres, histoire que nous puissions respirer, je susurrai en me les pourléchant :

- Vous avez réveillé la bête, vous l'avez tentée, alors, prenez vos responsabilités, gamins ♥

Ma voix se faisait rauque, ma voix se faisait excitée. Le contraste entre ce frère pervers et cet homme innocent était si émoustillant, j'en bandais presque rien qu'en les observant. Autant si bien dire qu'avec le léger manège d'Enzo, mon membre n'avait pas tardé à se redresser, à durcir et à implorer d'être délivré de cette barrière de tissu. Je m'y sentais si à l'étroit. Lentement, je délaissai les hanches de mon cadet, tandis qu'il embrassait Matthew, venant dès lors me glisser derrière le bleu. Mes mains avaient longé la taille de mon frangin, mes doigts l'effleurant avec envie, avant de venir se poser sur celle plus fine de l'autre homme, de ce petit vierge qui, certainement, ne le serait plus d'ici la fin de la soirée. Je le savais, je ne serais pas comblé avant d'avoir fait l'amour et je ne saurais faire marche arrière d'ici là. Le peu de sens moral qui me restait me dirigeait davantage vers ce pauvre client que vers mon cadet, une petite voix venant murmurer à mes oreilles que l'inceste était en somme un sacrilège et, inconsciemment, je tentai de garder un peu de ma dite morale. Ainsi, tous mes désirs se reportaient alors sur Matthew, ceux que j'éprouvais normalement pour mon frère se rabattaient sur sa personne en plus de ceux qu'ils m'inspiraient déjà. C'était loin d'être une bonne chose, car je n'avais alors qu'une seule et unique envie : le prendre violemment et le faire mien.  

Mes mains se posèrent sous celles d'Enzo, attirant ainsi le bleu contre moi à mon tour. Mes doigts vinrent se faufiler entre le tissu de son pantalon, de ses dessous et de sa peau, tirant légèrement sur les vêtements et le taquinant. Je faisais quelques mouvements, longeant en caresses la ligne que définissait son jeans. Je me faisais espiègle, jouant avec le mince élastique. Maintenant, c'était contre lui que je pressais mon bassin, que j'appuyais ce membre durci contre ces fesses fermes. Qu'il était frêle. J'avais l'impression de pouvoir faire le tour de sa taille de mes mains, d'être en mesure de le briser en moins de deux. Mes dents me démangeaient, elles qui, pour l'heure, n'avaient plus rien à mordiller. Je ne les fis pas languir davantage, m'attaquant au croquant de son oreille, la tourmentant de mes canines, puis de ma langue quelque peu rugueuse sous mes gênes de métamorphe. Ils ressortaient de plus en plus et ma queue battait d'ailleurs un peu plus vivement l'air. Elle la fouettait furieusement, trahissant mon impatience, avant que je ne décide de tenter de la calmer, la dirigeant plutôt vers celle de mon frère, cherchant à enlacer sa queue de guépard de la mienne de serval.

Instinctivement, je mouvais mon bassin contre celui du bleu, lançant un regard complice à mon frangin, à cet idiot qui avait sorti la bête de la tanière. Elle avait faim, elle avait été réprimée bien trop longtemps et elle ne demandait désormais qu'à dévorer le repas qu'elle avait sous le nez. Maintenant qu'elle était libre, qu'elle pouvait hurler, crier, qu'elle pouvait laisser libre cours à ses instincts, plus rien ne pourrait l'apaiser, plus rien ne pourrait à nouveau l'enchaîner. Ni la raison, ni les pleurs, ni l'effroi. Elle ne pensait qu'à assouvir ces pulsions charnelles. À défaut de déguster le plat dont j'avais acheté les aliments plus tôt et dont je prévoyais faire la cuisson en rentrant, nous pouvions manger dès maintenant, combler cet autre appétit qui engloutissait notre esprit depuis déjà trop longtemps. Puisque nous partagions toujours nos diners, nous partagerons aussi celui-ci. Qu'en dis-tu, petit frère?  



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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18   Lun 12 Oct - 18:21









Les humains sont fascinants, vous ne trouvez pas ? J'avais beau les regarder sous toutes les formes, toutes les envergures, ils m’épateront toujours. Puis il était là, ce bleuté. Il sentait bon, le bleuté. Il était beau, élégant. Je ne pouvais que fixer ces yeux qui semblaient vides, mais qui étaient néanmoins apeurés. C'était fou, à quel point cet aveugle pouvait me montrer ses sentiments de par son regard éteint. Oh, est-ce si mal de se retrouver excité par une telle situation ? Je m'en pourléchais les lèvres, dégustant ce petit agneau de ma langue, de mes canines qui se faisait une joie de goutter ce nouveau corps. Puis, il y avait lui. Lui qui était de mon sang et qui me donnait l'irrésistible envie d'aller plus loin, de l'aguicher pour voir jusqu'où son brother complex pourrait s'arrêter. Avait-il une limite ? Ce grand frère qui ne cessait de me donner des ordres devait bien en avoir une. Non ? Qui sait. J'étais curieux. La preuve, ma queue se baladait de droite à gauche, fouettant l'air tout en frappant à plusieurs reprises le corps de mon frangin. J'avais l'impression d'avoir une bête sauvage sur le dos et d'une autre part, c'était plutôt agréable. Je resserrais Matthew contre moi, allant embrasser le lobe de son oreille en susurrant de douces paroles, laissant mes mains glisser sur ses hanches, sur son fessier que je ne pouvais m'empêcher de palper de mes fins doigts. C'était ce que je faisais juste au moment où je m'étais retourné vers Allen, lui tirant la langue. Oh, avait-il craqué ? Je ne pouvais m'empêcher d'éclater de rire à son injure, libérant une de mes mains pour lui attraper la nuque à l'instant même où il se pencha vers l'avant pour m'embrasser. C'était une sensation étrange, d'embrasser cette personne qui prenait toujours le temps de vous faire la morale. Mais... Je dois dire que, nom de Dieu, il était doué. Je laissais ma langue se faire prisonnière, agrippant la peau du bleuté pour le rapprocher de moi. Merde, c'était horriblement bon. Mon souffle s'écrasait contre le sien, plissant les yeux pour lui renvoyer ce regard plein de désirs. Était-ce dû à nos chaleurs ? Ou simplement de par le fait que je le trouvais terriblement attirant ? Qui sait. Je ne me posais pas plus de questions, bataillant contre ses lèvres comme je ne l'avais jamais fait. Je profitais de sa chaleur, puis de cette odeur qui m'emplissait les narines, floutant mes sens qui se faisaient de plus en plus embrouillés par la chaleur qui se dégageait de nos corps.

« Ne me prends pas la partie la plus croustillante, chéri. ♥ »

Je m'empressais de lui dire qu'il était à moi, que je l'avais trouvé en premier. J'étais égoïste et loin d'être à partager, encore moins avec ce frère voleur. Ou violeur ? Ahah ! Je riais intérieurement de ce jeu de mots pourri. Bon, je la garderais pour moi, celle-là. Il n'avait jamais apprécié mes blagues, tiens. Dommage, je suis sûr qu'elles pourraient être bonnes. Mon corps frémissait, alors que je retournais conquérir les lèvres de Matthew et, comme pour me faire possessif envers ma proie, je lui lançais un regard amusé, de mes pupilles qui s'affinaient à la lumière des projecteurs de la pièce. Sa queue se mêlait à la mienne, celle-ci la gardant jalousement contre elle, la serrant de toutes mes forces. Je quittais la bouche de mon partenaire de fortune, attrapant tendrement son visage entre mes doigts afin de le tourner vers mon frère, tout en me léchant les lèvres, m'adressant à lui avec une certaine sournoiserie.

« Tu veux goutter ? ♥ »

Que je dépêchais de lui lancer, lui offrant un clin d’œil alors que mes mains suivirent le rythme des siennes. Pas question de le laisser gagner, de me voler ce que j'avais décidé de prendre. Mes lèvres venaient effleurer son cou, cette pomme d'Adam que je ne pouvais m'empêcher d'embrasser, de mordiller.

« On va faire un truc... J'te laisse jouer avec son derrière, mais c'est moi qui le prend en premier. T'en dis quoi ? »

Je me pourléchais les lèvres, avant de m'abaisser au niveau de son pantalon que je préférais déboutonner, mes doigts se faisant curieux. Ils courraient sur la peau de son bas-ventre, écartant l'élastique de son boxer pour ensuite finir vers la base de son membre. Oh, il était mignon. Je ne pouvais m'empêcher d'esquisser un rictus amusé avant de passer le plat de ma langue contre son extrémité que je dégageais du prépuce, tirant tendrement sur la peau. Ses soupirs étaient adorables. Je lançais plutôt un regard vers mon aîné, lui offrant un petit sourire lorsque je venais dévorer sa virilité de mes lèvres, butinant avec délicatesse. J'adorais le voir ainsi pantelant, ainsi absorbé par ses désirs. C'était terriblement excitant. Il ne m'avait jamais vu ainsi, hein ? Alors tu verras, Allen d'amour, que je peux être bien pire que tu l'imagines. Je voulais lui graver dans la mémoire cette image, qu'il se souvienne de moi de cette manière avant de dormir le soir, que ça le hante jusqu'à ce qu'il ferme les yeux. Je voulais hanter ses rêves, le faire bander à son réveil. Oh, Allen. Pense à moi, vis pour moi. Cependant, je ne te le dirais jamais, que j'avais plus ou moins ce genre d'obsession envers toi, celle que tu as, toi, toujours éprouvée pour moi. Certes, peut-être en moins conséquent, mais je ferais tout pour te rendre fou, je ferais tout pour jouer avec cette possessivité que tu avais envers ma personne. Nous ne sommes pas si différents, au final.

« Allez, Matthew. Prends une bonne inspiration et profite. »

Je murmurais contre son membre, tenant la base de mes deux mains tout en venant le mordiller comme le ferait un chaton, laissant ma langue caresser l'envergure de son début d'érection, de cette virilité que je m'empressais ensuite de prendre entre mes lèvres, créant quelques vas et viens pour ensuite l'englober de ma bouche, sentant cette chaleur pulser avec tendresse dans ma cavité buccale. Et toi, petit humain, te souviendras-tu de cette fois où ces métamorphes auront prit ta virginité ? Est-ce que quelqu'un t'as déjà léché ici, est-ce qu'on t'as déjà touché jusqu'à te faire durcir ? Je suis curieux, alors montre moi, montre moi comment tu gémis.


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Un mauvais départ (PV Allen et Enzo) { Rated M. -18

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