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 Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥

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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Jeu 12 Nov - 4:04









Un jour, j'ai entendu une petite voix dans le fin fond de mon âme. Elle me murmurait depuis quelques jours déjà, mais j'essayais de l'ignorer. Pourtant, il fut un temps où elle finit par résonner bien plus fort qu'auparavant. Lorsque mon nez se mit à couler, lorsque je me mit à éternuer au moins trois fois... C'est là que je me rendais compte pourquoi cette petite voix tentait de se faire entendre. Elle était là pour m'aider et effectivement, je ne l'écoutais jamais. La preuve, encore une fois, l'hiver pointait le bout de son nez. Je me frottais vivement les bras, grelottant. Pourtant, vous allez me dire, j'étais chez moi. Il faisait bouillant, mais j'avais froid. Ma fourrure pointait le bout de son nez, mes oreilles plaquées en arrière alors que je grognais, ma queue fouettant parfois l'air, parfois cachée entre mes jambes. Je tremblotais, n'aimant réellement pas cette période de l'année. Pour un coup, je plaignais mon frère. J'avais fermé l'animalerie pour quelques jours déjà, bien trop faible pour aller travailler. Néanmoins, Allen était assez idiot pour sortir dans un froid pareil. Totalement masochiste, ce chat.

Tu vois, nous, on aime pas la neige. J'ai jamais apprécié les pluies torrentielles, les vents forts, ceux qui nous rabrouent l'échine avant de nous hérisser le poils. Et souvent, bizarrement, je n'arrive pas à me retenir. Mes attributs félins se manifestent, prennent le contrôle et je me planque dans un coin pour ne plus jamais en ressortir. J'aimais bosser, mais j'étais pas maso non plus. Tout du moins, pas totalement.

« Putain de froid d'canard, sérieux. »

Je déambulais dans les pièces, allumant tous les chauffages, y comprit ceux de la chambre. J'avais préparé des couvertures rembourrées de molleton, tout ce qu'il fallait pour nous préparer mon frère et à moi au déluge qui allait arriver. À tous les coups, il allait revenir frigorifié, comme un gros attardé avec la goutte au nez. En gros, mon état en pire. Oui, ça peut l'être, surtout avec un pot de colle pareil. Une fois toutes les pièces « réchauffés », je me dirigeais vers la cuisine, une grosse couverture sur les épaules. Est-ce que je devais réellement faire le repas ? Oh, je ferais ça après. Il était... ouais. Il allait certainement arriver dans une bonne heure. J'avais le temps, au pire je lui demanderais ce qu'il veut bouffer. Et vraiment, en dernier recourt, les pizzas n'étaient pas de refus. Même si d'habitude, il viendrait se plaindre.

Prenant une voix plus ou moins aiguë, je commençais à sermonner dans le vide, l'imitant.

« Ah nan ! Pas de pizzas, ça fait la vingtième fois sur ce mois-ci ! En plus tu vas grossir et ce n'est pas bon pour ton métabolisme ! Tu vas devenir une énorme boule de poils qui roule si ça continue ! »

Bon. J'admets, j'exagérais peut-être, mais j'étais pas loin. Pire qu'une mère poule, ce type ! Alors je décidais d'allumer la télévision, la couverture recouvrant mes oreilles de léopard, ma fourrure. Je ne laissais que mes yeux et mes mains dépasser, voir... Non. En fait, je préférais rentrer mes papattes sous la couette. Le fil de la manette de jeu passait facilement. Je n'aimais pas jouer aux jeux de sport, de foot ou que sais-je, alors je me concentrais sur les jeux d'aventures. Là où il faisait chaud, là où je pouvais essayer de me changer les idées. Oh, une île déserte. Voilà qui était bien. Le soleil avait l'air de taper fort et le héros semblait mourir sous la chaleur accablante. Bien ! Qu'il vive cet enfer, pendant que moi, je vivais le mien. Spammant quelques touches, j'attaquais les monstres qui arrivaient, ces petites boules noires qui ne ressemblaient à rien. Je pouvais passer mes jours sur ce genre de jeux, surtout lorsqu'ils étaient aussi bien faits que celui auquel j'étais en train de jouer.

Les musiques étaient bien faites, jolies et tous les gars étaient beaux gosses. Sérieusement. Ils étaient tous canons, j'avais presque envie d'en faire sortir quelques uns pour mieux pouvoir les approcher, pour mieux pouvoir les toucher et enfin me réchauffer. Ah... C'est fou. J'étais sur le point de durcir, mais le froid faisant de son mieux pour … Me rafraîchir. J'avais non seulement besoin de chaleur corporelle, mais aussi de contact physique. J'aimais les câlins, mais à tous les coups, je savais qu'IL allait arriver pour ME prendre MA chaleur en se faufilant contre mon corps et en miaulant comme un attardé.

Sauf que je ne me laisserais pas faire, non.

J'avais décidé de fermer les yeux pendant quelques secondes, arrivant petit à petit à récupérer de la chaleur. Encore heureux, oui ! J'avais fait un feu de bois et j'y étais presque collé. Le tissu du drap se réchauffait pour ensuite faire de même sur mes vêtements, atteignant la fourrure qui elle, se chargeait de réguler la température de mon corps. Bien, c'était bien. Je souriais d'un air béa, alors qu'un ronronnement commençait à se faire entendre. Ah, qu'est-ce que ça faisait du bien, de se sentir bien mit. La musique du jeu me berçait au point où j'arrivais à oublier la manette qui restait entre mes mains, tandis que la chaleur et la fatigue finissait par me prendre d'assaut. C'était agréable, je vous assure. Depuis combien de temps, j'essayais de me réchauffer ? Bien trop pour que je ne puisse compter. Je finissais par sombrer dans un fin sommeil, entouré de cette couverture qui cachait mon corps. Même ma queue avait décidé de se coller contre mon torse, d'en faire le tour, de rester bien au chaud. La pointe de mes oreilles finissait par prendre la température de la pièce, enfin.

« Mrh. »

Je gardais donc les yeux fermés, jusqu'à ce que la fatigue ne me prenne de court, m'attrapant, m'enlisant dans ses filets jusqu'à ce que je ne m'endorme en face de la télévision, dans le canapé, vautré aux côtés du feu de bois qui crépitait. C'était agréable, j'aimerais bien que l'hiver se termine pour quand je serais réveillé. Mais bon, petite voix, c'est impossible, n'est-ce pas ?



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Houston J. Allen

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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Mar 17 Nov - 23:59


Encore, je jetai un coup d’œil à l’horloge. Je venais à peine de la regarder, seulement quelques secondes s’étaient écoulées, toutefois, ne sait-on jamais, un miracle aurait pu se produite et l’aiguille, par un quelconque hasard, aurait pu indiquer l’heure fatidique. Mais, évidemment, ce n’était qu’un rêve fou et la réalité me rattrapait. En réalité, je ne savais si j’avais hâte ou pas. Quand enfin je pourrais fermer le commerce, il faudrait que je sorte dehors et que je me tape le trajet jusqu’à la maison dans le froid. Ici, au moins, il y avait une certaine source de chaleur, même si, au fond, elle ne me réchauffait pas assez. Puisque mes clients ne partageaient pas mes goûts, je ne pouvais pas mettre le thermostat à 30°C. Pour le moment, il était à une température dite normale. J’en grelotais, et ce même sous mon pull de laine et mon bonnet. Car, oui, si vous voulez tout savoir, j’avais réellement un bonnet sur la tête. Grisâtre et laineux, il cachait tant bien que mal mes oreilles rabattues contre le sommet de mon crâne. Lorsque l’hiver approchait, je m’affaiblissais et c’était un véritable enfer de garder une forme parfaitement humaine. Il ne faut donc pas être un géni pour réaliser que la queue et les oreilles félines étaient de sortie, l’une enroulée autour de ma taille sous mon pull et mon tablier bleuté, et l’autre cachée sous ma tuque.

Si je ne devais pas m’occuper des fleurs et des emballages, ce qui demandait un travail relativement minutieux, j’aurais aussi revêtis des gants. Oh, qu’ils me faisaient envie en ce moment précis! Je lançais un coup d’œil à mon manteau où je les avais rangés dans ses poches. Je fixai un instant la bosse qu’ils créaient. Ô si tentant! C’était pire que le diable, pire que les succubes. L’idée de m’enrouler dans mon manteau et mon foulard me vint aussi à l’esprit, de même que l’envie de me rouler en boule dans un coin. Me recroqueviller sur moi-même pour garder ma chaleur et me blottir pour m’endormir et oublier le froid. Désir si cher! Que je ne pouvais pas réaliser, pas pour l’heure. À nouveau, je jetai un regard à l’horloge. Une minute était passée. Seulement une!? Depuis quand les secondes étaient-elles une éternité, dites-moi!? Allons, Allen, du calme, tu as tenu toute la journée, sept minutes ne vont pas te tuer. Enfin. Tant qu’il n’y avait pas de retardataires comme hier, tant que les gens savaient faire preuve d’un tant soit peu de décence et n’entraient pas à la dernière seconde. Là, aujourd’hui, je crois que je me permettrais de les renvoyer chez eux, prétextant un rendez-vous urgent. Rendez-vous urgent avec le feu et le foyer, oui.

Et je ne me fis certes pas prier pour fermer le commerce, me dépêchant à enfiler mon manteau, mon foulard, mes bottes, mes gants et, par-dessus le marché, je rabattis ma capuche par-dessus ma tête. Je voulais me couper du vent. Cette chose était malicieuse et sournoise, plus que le froid. Elle arrivait toujours à se frayer un chemin sous mes vêtements, peu importe le nombre de couche que j’enfilais. Elle en avait cure. Elle s’en moquait comme on se moque des fourmis. Verrouillant maladroitement la porte, mes mains tremblaient déjà et le métal de la clef s’entrechoquait avec celui de la serrure. Allez! Dépêche, je veux rentrer. Ha! Que j’enviais Enzo en ce moment, ce gros flemmard qui ne savait tenir ses responsabilités et laissait à l’abandon son commerce. Qu’il est bien d’être aussi insouciant! Hein! La jalousie pointait le bout de son nez au fond de mon estomac, tourmentant pour un court moment mes entrailles. Je l’imaginais bien, moi, s’être prélassé durant toute la journée sur le canapé. Il devait faire le repas, cependant, je doutais fortement qu’il l’ait fait. Plutôt, j’optais pour une réponse de sa part : « On peut juste commander une pizza! » Ha ouais! Il avait dit ça combien de fois ce mois-ci? Et combien de fois avais-je d’ailleurs cédé?



Trop de fois et je sentais que, probablement, j’allais encore céder ce soir. Seulement, je n’avais pas envie de cuisiner une fois arrivé à la maison, pas en cette saison. Je devais déjà me botter les fesses pour sortir du lit le matin et me rendre jusqu’à mon commerce. Puis, après, je me donnais un autre coup pour faire la commande et un autre pour nettoyer la maison. Je refusais tout de même que l’on soit pris avec l’insalubrité, autant pour moi que pour lui. Ça ne ferait qu’aider aux virus et on reniflait déjà bien assez. Plongeant mes mains dans mes poches, j’accélérai le pas tout en cachant un peu plus mon visage dans le collet de mon manteau. Il faisait froid! Ô bordel qu’il faisait froid! Ma partie animale était celle d’un serval, vous pouvez me croire que ces bêtes ne sont pas de très grands amoureux du froid. Ce n’est pas pour rien qu’on ne les retrouve qu’en Afrique. Mais qu’est-ce que je faisais encore ici? Pourquoi je ne déménageais pas ailleurs!? Cette question, je me la posai à chaque hiver et, à chaque hiver, je me promettais de changer de pays. Ce que, au final, je ne faisais jamais.

Quand enfin mon cher chez-moi se dessina, je pressai davantage le pas. Enfin! ENFIN! J’étais arrivé et je  crois que j’en aurais presque pleuré de joie. Sans tarder, j’ouvris la porte heureusement déverrouillée, j’étais bien trop frigorifié pour l’ouvrir et ça me prit d’ailleurs toutes mes forces pour simplement la repousser. On aurait dit qu’elle s’était gelée tout contre l’encadrement – ou peut-être était-ce moi qui n’avais plus de force? À regret, je me déchaussai dans le hall, plaçant mes bottes l’une à côté de l’autre, bien alignée, avant d’enlever ma capuche. Des picotements parcouraient mes joues sous la chaleur qui les prenait d’assaut. Il faut dire qu’une peau glacée soudainement réchauffée n’était jamais une sensation très agréable. Quand bien même, je me sentis si bien! Si heureux, vous n’avez pas idée! Urgh. Et demain je devrais retourner au travail. Essayons de ne pas y penser. Machinalement, je pris aussi la peine de retirer mes gants, les fourrant dans mon manteau au passage. Mon bonnet eut à son tour le même sort, sauf que mes oreilles restèrent plaquées contre ma tête, enfouies sous quelques mèches de cheveux blondes. Tremblotantes, elles étaient bien décidées à rester auprès d’un peu plus de chaleur. En ce qui concernait ma queue, elle se fit une joie de délaisser le tour de ma taille et de venir balayer l’air sous le manteau. C’est qu’elle n’avait pas été dans une position très confortable durant tout mon quart de travail.

La première chose que je fis, fus de me diriger vers le salon où j’entendais la télévision maugréer ses sons. Aucune odeur de nourriture ne planait dans l’air et je sus dès lors que mon si responsable cadet n’avait pas fait le souper. Je ne crois pas lui avoir demandé la lune! Qu’est-ce qu’il m’exaspérait. C’est donc avec un sermon au bout de la langue que je m’approchai du canapé, près à lui faire la morale. Toutefois, je refermai aussitôt ma bouche en l’apercevant, scellant mes lèvres. Ô le petit chaton dormait paisiblement sur le canapé, emmitouflé dans les couvertures, tandis que je me fendais un peu le cul au boulot? Je tiquai. J’étais généralement très patient et même très indulgent, tout de même. Sauf quand j’avais froid. Là, je devenais un peu plus enfantin, je l’admets. Alors, je décidai de lui jouer un certain mauvais tour. À pas feutré, je vins me glisser près de lui avant de me faufiler tant bien que mal sous les couvertures, le rejoignant sur le canapé. Je me blottis contre son corps à la recherche de chaleur, cette chaleur qui m’avait fait si atrocement défaut toute la journée. Mes mains, quant à elles, firent les malignes et se frayèrent un chemin sous son haut, l’une se posant contre son torse et l’autre longeant son échine jusqu’à ses omoplates. Nichant mon visage contre le creux de son cou, je fermai mes paupières, tremblant. Oh, c’était chaud, c’était réconfortant! Puis, mes jambes vinrent aussi se mêler à la danse, s’enroulant solidement autour des siennes. Je ne dis mot, pour l’heure, profitant plutôt de ce pur moment de plaisir.
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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Sam 19 Déc - 21:53









Mh. Mhhhn. Tais-toi donc. Quoi, qu'est-ce que tu veux ?! Hein ? Depuis combien de temps j'étais là, à flemmarder sous ma couverture ? Aucune idée. J'm'en fous, j'ai froid. J'me sens fatigué, pas d'humeur à foutre une patte devant l'autre. J'oubliais ce qui m'entourait, jusqu'à entendre le crochet de la porte. L'extrémité de mes oreilles tremblèrent un instant avant que je ne soupire, toujours dans les brides de mon sommeil. Je frémissais, puis me reprenait, ma queue se resserrant tout autour de mon corps, restant bien contre la chaleur. Mon souffle se perdait et je sombrais à nouveau.

Ne pouvais-je pas tout simplement rester dans cette position tout le reste de ma vie ? Comme un chat, choyé par les êtres humains à subir encore et encore, ces caresses interminables ? Me faire nourrir sans que je ne fasse le moindre petit mouvement. Qu'on me dépose l'assiette devant mon nez, qu'on m'offre la meilleure place et ce, sans rien me demander en retour. Oh, que j'aimerais que ça arrive ! Sauf que mon abruti de frère ne me laisserait jamais vivre aussi paisiblement. Bien sûr que non, ça serait si simple ! Pour lui, il faut que je me prenne en main. C'est con, mais c'est pourtant ce que je fais tous les jours. J't'assure, c'est la vérité !

Son odeur emplissait la pièce, faisant remuer mon nez de haut en bas. Je pouvais la sentir se rapprocher, tout comme cette fraîcheur qui semblait envahir son corps. Il revenait de l'extérieur. Quelle heure était-il ? J'entrouvrais un œil, puis l'autre, avant de bâiller tout en laissant mes crocs se faire apercevoir. J'aurai mieux fait de ne pas oublier que ce crétin réservait plus d'un tour dans sa manche à chaque fois que je venais à faire une connerie. Voir, à ne rien faire du tout.

« »

Ouais. Je n'avais pas le temps de le voir arriver que je sursautais. Ses mains froide, sa peau glacée était en train de se frayer un passage sur la mienne. C'est en tremblant que je me redressais, instinctivement.

« ALLEN ! »

Je m'étais écrié sans même faire attention au timbre de ma voix, celui-ci s'étant élevé un peu trop bruyamment. Mon poils hérissé, je feulais, me congelant sur place. Il avait vraiment osé ! Jurant à l'intérieur comme à l'extérieur, j'essayais de me débarrasser du parasite. Non, mais qu'il lâche ! Retire tes mains, puis ton nez d'mon cou, là ! Allen, bordel, j'ai froid, connard ! Enfoiré ! Saloperie !

Voilà, c'était mon quotidien. Je le vivais tous les jours, ce gros fourbe. J'écrasais ma main sur son visage, l'éloignant de moi avant de frissonner un bon coup, me débattant pour au moins essayer de garder un peu de dignité. Sauf que c'était pas possible. Il me bouffait toute ma chaleur et ce, sans le moindre scrupule. J'le reconnaissais bien, là.

« Mais tu vas me lâ- … Mais tu fais chier ! Putain ! »

Jamais je n'avais eu un vocabulaire très varié, hein ? Il le savait et je n'hésitais pas à le lui rappeler encore et encore en lui hurlant dessus. D'un seul coup, je venais lui mordre l'oreille, puis le cou, bougeant les jambes en grelottant. Il allait voir c'qu'il allait voir, non mais sérieux ! Fronçant les sourcils, j'lui lançais un sale regard, ma queue battante pour essayer de le frapper, de faire en sorte qu'il lâche prise et qu'il se réchauffe d'une manière différente. J'avais passé toute la journée à essayer de rester au chaud et lui, il avait rien de mieux à faire que de venir gâcher tout ça en une seule seconde, en se collant à moi comme une sangsue.

« Sale chat, fous moi l'camp ! »

Sincèrement, mec, fous moi la paix. Choppe une autre couverture et rejoins-moi près du feu si tu veux, mais pourquoi t'étais obligé de te ruer sur moi ?! Et pourquoi t'étais OBLIGÉ de foutre tes mains sous mon haut ? Merci, maintenant je pointe. Je grimaçais, n'aimant pas cette sensation qu'était celle des tétons lorsqu'ils durcissaient sous le froid ou sous une caresse. Au moins, ses mains avaient l'avantage de se réchauffer rapidement sous le contact humain, ou j'pense que je l'aurais assassiné et pas qu'un peu.

« TES MAINS ! »

Je grognais, râlais encore et encore tout en plaquant mes oreilles vers l'arrière. Franchement, c'était quoi, ça ?! La seule chose qu'il savait faire, c'était la cuisine et me regarder d'une manière un peu trop attendrissante. Ouais, t'as d'la chance, au moins t'as un joli minois. La prochaine fois que tu me colles ainsi, assure toi d'être un minimum réchauffé et dans c'cas là, peut-être que je pourrais concevoir une façon de garder notre température tous les deux. Mh ? Réfléchis-y, car là, j'suis à bout et à deux doigts de récupérer ce que tu venais de me voler.


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Jeu 14 Jan - 0:42


Chaleur, ô douce chaleur! Je la recherchai tel un ivrogne et son eau de vie, tel un drogué et sa morphine. Voyez-vous, j'en tremblais même d'impatience du bout de mes doigts aux bouts de mes orteils. La brise, trop fraîche, m'avait frigorifié. Mes mains étaient avides, si avides qu'on aurait pu les croire perverses. Elles parcoururent son torse et son dos à la recherche du recoin le plus chaud et, lorsqu'elles le trouvèrent, elles s'y ancrèrent solidement. Mes ongles devenues des griffes manquèrent même de s'enfoncer dans sa peau, souhaitant consolider leur prise. À mon attaque, je l'avais aperçu bailler à la manière d'un gros loir bien reposé, se réveillant lentement. Ainsi donc monsieur avait bel et bien paressé toute la sainte journée. Quel irresponsable! Soit. Je lui volerai sa chaleur, ce ne serait que justice rendue. Mes oreilles toujours bien plaquées contre ma chevelure de blé, je nichai un peu plus fortement mon visage dans son cou, le repoussant contre le canapé à coup de nez et à l'aide de mes bras. Je résistai. Il me servirait de bouillotte qu'il le veuille ou non. Il n'avait rien fait, pas même à manger, c'était la moindre des choses. Je l'accorde, j'étais un peu plus énervé que d'ordinaire, le froid rendant mes pensées confuses.

Même s'il hurlait mon nom à tue-tête, je m'en contrefichais. Ressentant les vibrations de son timbre de voix, j'en eus tout autant cure. Son cou était, pour l'heure, mien. Comme son torse, son dos, ses jambes. Il me suffisait qu'un peu de chaleur, ce n'était pas la lune! De toute façon, il était bien connue que le petit frère appartenait au grand frère et voilà tout. Je ne répondis que par un grognement mécontent, un reniflant accompagnant le tout. Sursaute et frissonne, je m'en battais les couilles. Pardon, je n'ai pas l'habitude d'être si vulgaire, c'est la température. Un serval était fait pour vivre dans les régions suffocantes et non glaciales. Il se débattait, je me blottissais davantage. Hors de question que je lâche prise! Je n'avais pas pu profiter ni du foyer ni de la couverture, alors laisses-moi donc profiter de ton corps, sale bête! Ingrat! Inhumain!

- Arrête de faire ta vierge effarouchée!

Seulement, à peine avais-je eu le temps de gronder ces quelques mots que je couinai. Ce lâche venait de me mordre les oreilles! Mes pauvres oreilles déjà bien assez malmenées, déjà bien assez meurtries! C'était des oreilles de félin, elles étaient de base très sensibles, réagissant au quart de tour. Elles tremblèrent vivement sous son attaque tout comme le reste de mon corps, me recroquevillant sur moi-même et contre lui. Les couinements m'avaient échappé bien malgré moi, fluets et faibles, avant que je ne me mordre la lèvre inférieure de mes crocs. Instinctivement, mes griffes lacérèrent sa peau, l'entaillant en représailles. Le petite diable osa même étendre ses morsures jusque dans mon cou. Alors je lui rendis sans plus tarder la pareille, mes dents venant plutôt mordiller sa chair que la mienne. On pouvait être deux à jouer à ce jeu, je te signale! Je me fis doux, évidemment. Je ne cherchais pas non plus à le blesser, il restait mon adorable petit idiot de frère. Cependant, j'étais assez frustré. Frustré de ma journée, frustré du froid, frustré d'autres choses même. Je me pressai à lui, regrettant mon gros manteau - toujours glacé lui qui avait bravé le vent de plein fouet - dont l'épaisseur m'empêchait de profiter pleinement de sa chaleur. Finalement, j'aurais dû prendre le temps de le déboutonner et de le retirer.

- Le sale chat a travaillé toute la journée pendant que monsieur se la coulait douce! Alors, veux-tu bien te taire, gros bébé!?

Je râlais, un peu haletant sous notre petit jeu. On se chamaillait et ça en coûtait à mon souffle. Je n'avais pas réellement pris le temps de le calmer, moi qui avait pressé le pas pour rentrer à la maison le plus rapidement possible. Il n'avait aucune idée du froid de dehors, hein!? J'aimerais bien le voir en rentrant du boulot lui. Il ferait peut-être moins le malin. Ma queue féline battait l'air un peu plus, montrant à quel point j'étais heureux de pouvoir me réchauffer, et ce au détriment de ce paresseux. Jusqu'à ce qu'il décide de me battre de sa queue. Ha oui? Dans ce cas, je ferai de même et s'enchaîna une mignonne petite guerre. Il n'était pas le seul à savoir s'en servir et il saura que je suis plus âgé, plus expérimenté même. Il revint sur le sujet de mes mains et je grognai à nouveau, les déplaçant un peu afin de lui faire plaisir. Voyez l'ironie.

- ÇA VA! Elles ont bougé, cont-...

Ma phrase se fit couper lorsque je sentis ce grain de chair durci sous mes doigts. Tiens, tiens. Le chaton réagissait bien au froid, il faut croire. Mielleusement, je vins en pincer un, le roulant même entre mon index et mon pouce, ma griffe cherchant à le tourmenter mielleusement au passage. Il m'avait fait couiner, je pouvais bien le faire couiner à mon tour. N'était-ce pas la meilleure façon de s'y prendre? Je le taquinai, délaissant son cou pour relever la tête. Je tombais un peu gamin, il faut l'admettre. Encore la faute à la température. Elle était le parfait bouc émissaire aujourd'hui. Plissant les yeux, un peu moqueur, je tirai la langue avant de murmurer :

- Tu pointes, pervers ♥

Nous nous lancions toujours des piques, c'était de coutume et je ne pus m'empêcher d'en placer une, bien évidemment. L'occasion se présentait sur un plateau d'or, pourquoi ne la saisirais-je pas? Ce serait être fou. Si je pouvais lui rabatte le clapet, je le faisais sans me faire prier. Avoir la langue pendue devait être de famille, j'en suis certain. Les joutes verbales tournaient certes souvent autour de la même chose, les mots se répétant les uns à la suite des autres, cependant, elles faisaient partie de notre quotidien et, même congelés, nous ne nous départirons certainement pas de cette vilaine manie. N'est-ce pas, Enzo?  
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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Sam 13 Fév - 5:27










« Tu sais ce qu'elle te dit, la vierge effarouchée ?! »

L'adrénaline montait, me sillonnait les veines et accélérait mon pauvre cœur qui avait enfin apprit à ne plus trembler à cause de la fraîcheur des lieux. Cet abruti avait beau me traiter de la sorte, il n'en était pas moins « précieux ». C'était quoi, ce couinement ? Je souriais. Sauf que ce ne fut que pour une courte durée. Peu de temps après et il se mit à me lacérer comme un vulgaire arbre à chat. Non mais il pensait au moins à mes tatouages ?! Il allait les abîmer, ce con ! Lâche, abruti ! C'est qu'il faisait mal, en plus ?! J'essayais de repousser cet abruti de frère qui ne semblait pas vouloir s’exécuter tout en tressaillant sous ses griffures. J'étais loin d'apprécier ce genre de traitement. J'étais pas dans le genre maso, moi. C'était ça, hein ? Ouais, je pense. Sado c'est pas le type à vouloir faire souffrir ? Enfin, ouais. Il n'empêche que ses petites attentions avaient toujours eu don d'avoir l'effet escompté.

Le truc, c'est que mon frère arrivait à m'exciter. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Seul l'avenir nous le dira. Cependant, en cet instant, je me retrouvais entre le plus grand dilemme qu'il puisse exister. Ses fines morsures me procuraient de tels frissons que je pouvais en bander... Mais le froid GLACIAL de ses mains empêchait la moindre érection de se former. Sérieux, Allen, là, t'abuses. À ses mots, je fronçais les sourcils, visiblement agacé par ses attitudes enfantines. Moi, le gros bébé ? Non mais il s'était regardé, l'autre là ?! Serrant les crocs, mes pupilles s'affinaient, mes oreilles pointant vers l'arrière, postées sur le haut de mon crâne. Ohohoh, ta queue est de sortie, frangin ? Je t'avais déjà dit de ne pas la laisser traîner. Tu joues à un jeu dangereux, blondinet.

« Ouais bah le bébé aimerait que son abruti de frère cesse de lui déchiqueter la peau ! Tu sais combien de temps j'ai passé sur mes tatouages ?! »

Attrapant sa queue au vol, je la tirais vers moi, rivant mon regard dans le sien. Avions-nous toujours été ainsi ? Mh, ça ne m'étonnerait même pas. Depuis quand cette rivalité était née entre nous, déjà ? J'étais prêt à rétorquer, à grogner. Sauf que le rustre avait réussi à me faire changer d'avis. Non mais après, c'était moi le pervers ? D'où il se permettait de... Oh. Ok. J'ai compris. Tu veux à ça ? On va s'amuser, alors. Sursautant sous ses petites taquineries, je me mettais à frotter cet appendice velu qui semblait vouloir s'échapper de mes doigts. Oh que non, je t'emmerderais jusqu'au bout !

« Dis celui qui s'amuse à toucher les tétons de son frère ! »

Ma main se rapprochait dangereusement de son arrière train, alors que je passais ma main sous ses vulgaires bouts de tissus pour grattouiller le dessus de sa queue. Les chats avaient toujours étés sensibles à cet endroit là, hein ? J'étais bien placé pour le savoir. Nous n'étions loin d'être frères pour rien, hein.

« Peut-être que si tu t'amusais moins à me tripoter, je pointerais moins que ça. Oh. Et puis merde. Tu fais chier. »

Retroussant mes « babines », je lui adressais un regard hautain, redressant le menton tout en frottant la base de son membre. Ce gars là ne loupait aucune occasion pour m'envoyer des piques, voir des pieux. Ou autre chose de moins catholique. Alors, Allen, tu penses pouvoir rivaliser avec moi ? Tu sais bien que la dernière fois, ça avait fini par ... Enfin.

Ce crétin avait définitivement réussi à me rafraîchir et le pire dans tout ça, c'est qu'il était tout aussi glacé ! Ça n'avait donc servit à rien, hein ? Génial. J'adore. Récupérant mes forces, je profitais le fait qu'il soit gelé et donc, quelque peu dépourvu de ses forces, le retournant sans scrupules. La couverture valsait sur le côté, alors que je me redressais par dessus son corps, un sourire triomphant sur mes lèvres. Tu te souviens, lorsque l'on jouait à chat ? Et bien, c'était désormais à mon tour de gagner. Me pourléchant la bouche, je passais mes mains à semi réchauffées sur son torse, allant du bas vers le haut afin de lui remonter son chandail. Je pointais, alors il pointera aussi. Donnant donnant, hein.

Me penchant vers son torse, je laissais apparaître ma langue féline, pourvue de ces petites granules rappeuses. Tu sais, celles qui sont bien désagréables et qui ont tendance à te faire frémir à même la peau ? Et bien, je la glissais sur un de ses grains de chair, y allant correctement sur toute son envergure. Mes mains s'étaient posées sur ses épaules, alors que je lui lançais un regard aguicheur. N'était-ce pas lui qui, des fois, peinait à se contrôler face à moi ? Ahah ! Ça avait toujours été drôle, de le taquiner de la sorte. Au final, ce pauvre gars dépendait un peu de moi.

Tout comme je dépendais de lui. C'était devenu un jeu, entre grands chatons. À la vue du téton, je ricanais, vainqueur de le voir durcir comme je l'espérais.

« J'ai gagné ! »

Et je lui offrais ce qu'il m'avait envoyé, tirant la langue alors que mes oreilles se retrouvaient dressées sur mon crâne, la queue elle, préférant onduler fièrement derrière mon corps. Je restais là, appuyé par dessus lui, à califourchon sur son bas ventre. Jusqu'à ce qu'une idée vicieuse me vienne à l'esprit. Je tente, je tente pas ?

« Tu as froid, mh ? »

Alors je vais faire quelque chose qui va te réchauffer. La limite entre frère ne se dressait pas entre nous, c'était bien plus que ça. Alors je m'abaissais, me glissant par dessus son entrejambe pour commencer à m'y frotter, lui adressant un regard aguicheur. Mes expressions changeaient, je savais qu'il ne résisterait pas longtemps. Je veux le voir rougir, lui qui, au final, n'était pas mieux que moi. Tout le monde le pensait meilleur, hein ? J'étais bien le seul à pouvoir le connaître de fond en comble et... J'en étais ravi. J'effectuais une pression, mes coudes se plaçant de chaque côté de son visage. Mon souffle caressait l'extrémité de son nez rougit par le froid de l'extérieur, une lueur taquine dansant dans mon regard semblable au sien.

Et là, frérot, t'es toujours en train de cailler ?


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Sam 13 Fév - 6:58


« J'aimerais surtout qu'elle se taise! Ou qu'elle gémisse et soupire, tiens. » Que je ne pus m'empêcher de grogner, mes pensées dérivant un instant sous l'idée d'apercevoir cette vierge effarouchée perdre sa dite virginité. Après tout, je le savais bien. Monsieur n'avait jamais été pris, son odeur n'avait pas été souillée par celle d'un autre et le désir de l'apercevoir se cambrer sous mon corps, sous des coups de bassins bien profonds, était franchement alléchant. J'aurais pu m'en pourlécher les lèvres si un couinement n'avait pas pris place. Nom de Dieu! On ne touche pas les oreilles, il sait pourtant à quel point le tout est sensible!? J'en frémissais longuement et je n'hésitai pas à me venger, peuh. Il faut apprendre les bonnes manières au petit frère, c'est mon rôle. Enfin, pas que je montrai réellement le bon exemple en ce moment précis.

« Je ne t'ai même pas donné la permission pour tes tatouages, je te rappelle! » Rétorquai-je du tact au tact, desserrant toutefois machinalement ma prise. Je n'avais pas réalisé que je lui lacérais réellement le dos, mes griffes s'enfonçant dans sa peau afin de la marquer, de laisser leur trace et de hurler qu'elles étaient passées, qu'elle avait subit leur doux courroux.

Ma queue s'étaient enfouie et battait furieusement l'air, d'une part par pure plaisance, heureuse de sa chaleur, d'une autre part, sous la frustration. Je ne me réchauffais pas assez vite! Et j'avais même l'impression que ma température stagnait. Allez, monte putain! J'ai froid! Seulement, je ne réalisai pas tout de suite mon erreur. Il aurait mieux valu que je la garde bien cachée sous mon manteau. Je sursautai, grimaçant instinctivement avant de feuler. Le petit salopard. Il aimait les coups bas ou je rêvais? Il ne s'en prenait qu'à des parties sensibles, c'était lâche. Un autre grognement m'échappa, tandis que je lui lançai un mauvais regard. Lâche ça tout de suite! Ce n'était pas un jouet et il valait mieux pour lui qu'il n'ait pas en tête de la tirer ou de l'écraser. Sinon, je ne répondrai plus de mes actes et je lui lacérerai le dos pour de bon. Les épaules, les omoplates, les hanches, les fesses. Tout y passerait. Pour donner la comparaison, s'il osait faire ça, c'était un peu comme s'il broyait les bijoux de famille. Autrement dit, ce serait cruel, voire carrément inhumain. C'était quelque chose de précieux à traiter avec soin. La preuve ; je ne m'attaquais même pas à la sienne, alors qu'elle était tout aussi à portée de main que la mienne.

« Ce n'est pas comme si tu étais ma sœur! » Répliquai-je, car je devais admettre que, là, ce serait assez déplacé de malmener ses tétons. Entre homme, ça pouvait passer pour de simples taquineries, rien de trop grave. Avec une femme, c'était une autre histoire. J'aurais probablement le droit aux officiers sur mon dos et à un séjour derrière les barreaux. Je voulus rajouter autre chose, sauf qu'aucun mot ne fut émis. Plutôt, je gémis fortement et honteusement. « HAWN! » Ma bouche s'ouvrit sous le cri, laissant apparaître mes petites canines qui frôlèrent mes lèvres. Immédiatement, une de mes mains délaissa son dos imposant, venant se plaquer à ma bouche. Je baissai le regard et la tête, les yeux écarquillées et j'étais franchement très gêné. Les ronronnements, même étouffés par mes doigts, parvenaient à se faire entendre et ma queue battait joyeusement l'air, visiblement des plus ravies. Sérieusement! Ce petit con! D'où il se permettait de jouer avec mes zones érogènes à sa guise!? Il savait très bien les effets que cela faisait. Comment ne pas les connaître? On partageait tous les deux les mêmes gênes. Instinctivement - stupides instincts bestiaux -, mes fesses se dandinèrent, quémandant pour davantage de caresses. C'en était grisant, ce n'était pas comparable. Je n'aurais définitivement pas du sortir ma queue, voilà que je réagissais sous ses conneries, sentant mon pantalon devenir étroit. Bravo Enzo!

Je ne sus réponde à sa pique, tentant de réprimer mes ronronnements. Vous saviez comment il était difficile de parler lorsque vous ronronniez? C'était presque impossible. Je me contentai de fermer les paupières fortement. Je te le revaudrai, je te le garantis. Lorsqu'enfin il me relâchai, j'eus à peine le temps de profiter de mon sursis qu'il me retournait et me plaquait contre le matelas. Le lâche! Il profitait que je sois affaibli sous l'hiver, que je sois celui qui bosse et s'épuise durant la journée. Par réflexe, je tentai de lui donner quelques coups de genoux, mais le malin prit place sur mon ventre. J'espère que tu étais confortable, car lorsque je te balancerai sur le plancher, tu ne le seras plus. Je te le garantis.

« Qu'est-ce!? » M'enquis-je lorsque je sentis ses mains chaudes et ô si réconfortantes se faufiler sous mes vêtements. Au fur et à mesure qu'elles montaient, mon manteau s'ouvraient, les boutons ne résistant pas bien longtemps, tandis que mon pull suivit aussitôt la marche. Il faut admettre que je fus relativement pris de court, ne m'attendant pas à ce qu'il prenne revanche. Du moins, pas aussitôt. Mes mains vinrent s'agripper à ses épaules et mes griffes entaillèrent à nouveau ses épaules à travers son haut. Je n'avais pas eu l'intention de le blesser, seulement, sa langue ne m'en laissa pas le choix. Je me crispai, mon dos se courbant sans mon accord. Ouch. MAIS OUCH! C'était un mélange de douleur, mais, aussi, d'éclairs plus qu'excitants. Et voilà que mon pantalon devenait un peu plus étroit. J'aurais vraiment besoin de faire un tour aux toilettes après coup, connard.

« A-arrête ça, Enzo! » Feulai-je, mon assurance ayant pris la poudre d'escampette et l'embarras montant. Mes joues prirent ces teintes rouges - dire que je rougissais aussi aisément, c'est bien parce que c'était mon cadet. La vue qu'il me donnait avait quelque chose d'exaltante et celle que je vins à lui donner était, en toute franchise, des plus honteuses. Débraillé, la bouche entrouverte sous l'incertitude, laissant mes petites canines visibles, mes oreilles plaquées vers l'arrière sur mon crâne tel un chaton, mes grains de chair durs et dressés fièrement, le bout de ma queue féline battant toujours fébrilement l'air, une bosse dans la pantalon. Et lorsqu'il poussa la plaisanterie un peu plus loin, je me sentis devenir un peu plus pivoine. « H-hey... » Que je marmonnai, plus que mal à l'aise. Savait-il à quel point, maintenant, j'étais excité et à quel point je rêvais de le renverser? Pas que j'en sois tout à fait en mesure, c'est qu'il était lourd le bougre. Je ravalai ma salive, me pinçant les lèvres. Cette vue, ô cette vue. Elle me donnait envie de saliver. Je remontai mes bras, venant cacher mon visage sous eux. Finalement, qui était vraiment la vierge effarouchée, hm? « OK! Tu as gagné! Je suis réchauffé, descend! » M'empressai-je de dire, contrôlant les désirs peu catholiques qui m'éprenaient.

Pour être chauffé, ça, je l'étais.        
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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Jeu 18 Fév - 3:37









Oh oh oh ! Je m'amusais enfin ! Une fois de plus, je lui renvoyais ce qu'il avait osé me faire. Alors, est-ce que ça te plaît de recevoir le traitement que tu mérites ? Enfin. Je dis ça, mais entre nous, j'ai toujours aimé ce foutu frère. C'est bien plus amusant que lorsque j'étais gosse, à traîner et à ne rien faire. Puis entre toi et moi, on est d'accord que celui qui faisait le plus « vierge », c'était lui, hein ? Non mais regardez-le ! Ce petit ange avec ce regard démoniaque ! Tout du moins, plus je le regardais et plus j'espérais qu'il ne perde pas sa virginité avant un certain temps. Et si quelqu'un venait à la lui prendre ? Mh. Je ruminais dans ma barbe, mâchouillant une partie de ma joue en ramonant quelques idée malsaines. Et si je la lui prenais ? Genre, il m'appartiendrait à moi et je pourrais le taquiner avec ça ? Penchant la tête sur le côté, j'attendais qu'il finisse de grogner et de faire la tête. Est-ce que penser à ça était une bonne chose, déjà ? Nous verrons, nous verrons.

« T'es pas ma mère ! » que j'ajoutais en tirant la langue. « Puis de toute façon, j'suis sûr que t'adorerais savoir jusqu'où ils vont ♥ »

Ça volait bas, je l'avoue. Mais au moins, il avait desserré les griffes et Dieu que ça faisait du bien ! Je pouvais enfin respirer et me reprendre. Roulant des épaules, je m'étirais tout en frottant le bout de mon nez contre le sien. J'aimais cette odeur qui se dégageait de son corps... C'était fort, étrange, attirant. Souriant fortement, je me mordillais la lippe, accentuant ces quelques frottements contre son corps. Son être, son âme m'appelait. C'était terrible à quel point je pouvais me sentir proche de lui. Je pense d'ailleurs que ses gémissements n'avaient fait qu'aggraver la situation. Comment pouvais-je désormais passer à côté de ça ? Maugréant, je me retrouvais dans une impasse. Mes yeux croisèrent les siens, alors que ma queue fouettait l'air par dessus moi. J'avais envie de jouer. Et toi, frérot, est-ce que tu as envie de jouer ?

La chaleur grimpait, jusqu'à ce que cet imbécile ne décide de se 'défendre' avec ses griffes. C'est qu'elles étaient réellement pointues, ces saloperies ! Non mais qu'il fasse gaffe, mon nouveau chandail ! Je relevais mon regard vers lui, me pourléchant les lèvres tandis que mes iris s'affinaient, mes yeux ne le quittant pas d'une seule seconde. Il était intéressant, mon frère. Oh oui, tu étais intéressant. Tellement intéressant que je commençais à en perdre patience. Pourquoi avais-je tant l'envie, le désir de te faire mien ? Était-ce réellement mal, si je venais à prendre un peu de ta virginité ?

Le pire dans tout ça, je pense, c'est que je n'étais même pas dans mes chaleurs. Je te jure, je fais de mon mieux pour me retenir, mais tu ne m'aides pas. Sa voix m'offrait des frissons, ceux qui parcourent le reste de ton corps d'un seul coup, rabrouant le moindre muscle en te faisant défaillir. Son corps en cet instant était un véritable appel au viol. Merde, ouah, Enzo, qu'est-ce que tu fous ?

N'empêche, il est beau, mon frère. Si beau que j'avais envie de le marquer, qu'il m'appartienne.

« Wow... »

Je rougissais certainement à vue d'oeil, le rejoignant dans ses couleurs pivoines. Merde, j'avais réellement provoqué ça ? Alors, c'est que je devais bien lui plaire ? Puis, pourquoi je pensais à ce genre de choses, moi ? Enzo, reprends-toi ! ... En fait, non. J'avais chaud, autant que lui. Alors je me redressais, pressant cet entrejambe contre le mien. Ôtant mon chandail suivi des autres couches, je dévoilais mon torse à sa vue, envoyant valdinguer les pauvres loques sur le côté du canapé.

« C'est trop tentant, Allen. Tu m'pardonneras, hein ? »

Lui offrant un semblant de sourire, je me penchais vers lui, un élan de chaleur parcourant les moindres parcelles de mon corps. J'avais décidé de te faire partager cette chaleur en effleurant tes lèvres des miennes, passant une de mes mains dans cette chevelure qui était semblable à la mienne. Mes crocs cherchèrent les tiens pendant que ma lippe chevauchait la tienne. Cette langue, je voulais la rencontrer, goûter à ce corps qui était tiens. Mais ma main ne m'écoutait pas. Elle était guidée par cette chose appelée « désir » et ne s'empêcha pas de glisser le long de son torse, effleurant cette peau sans aucune imperfection. Elle était belle, douce, gracile. J'aimais ce corps, j'aimais l'admirer. Doucement, elle s'en allait vers le bas, retraçant son nombril pour ensuite atteindre le bouton de son pantalon. Il était tendu, n'est-ce-pas ? Alors laisse-moi au moins réparer mes bêtises. Laisse-moi faire ce que je fais de mieux.

J'ouvrais ce bouton, écartant le tissu grâce à la tirette que j'abaissais, mes doigts effleurant les parties intimes de cet homme qui s'avérait être mon frère. J'avais chaud, j'étais sur le point de dépasser une certaine limite que jusqu'alors, nous nous étions imposées. Alors j'espère une chose ; que tu te laisses bercer par mes gestes. Je ferais juste en sorte que tu n'aies plus froid en ma compagnie, Allen. Je réparerais mes bêtises, en commençant par cette érection. Excuse-moi d'avoir été trop loin, mais je doute que nous puissions revenir en arrière, mh ? Ma langue cherchait la sienne, alors que la bille métallique s'amusait à taquiner son palet, à rendre ce baiser plus fiévreux. Tu n'avais jamais réellement joué avec, mh ? Alors je vais te donner la chance de pouvoir t'y attarder. Ma poigne se resserrait sur ta chevelure de blé, le bout de mes doigts s'amusant à caresser ton crâne.

Merde, j'avais envie de lui, là, maintenant.


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Dim 21 Fév - 21:38


Tel le gros gamin qu'il était - quoiqu'en cet instant là je m'abaissai à son niveau et devenais tout aussi enfantin (la faute à la température et au froid, je le jure) -, il me renvoya que je n'étai pas sa mère. Ça, j'étais au courant. À ce que je sache, je n'avais pas deux poids lourds sur la poitrine ni même des hanches courbées ou des fesses bombées. Non, j'avais le postérieur plat et une fine taille. Je n'étais pas apte à porter des enfants et, surtout, j'avais légèrement l'engin trois pièces en bas de la ceinture. Ça faisait, en somme, toute la différence.  

« Merci de l'information, mais je le savais très bien. Je ne me rappelle pas avoir donné naissance à un sale garnement! » Grondais-je en souriant de ses airs narquois et moqueurs avant de rajouter un peu plus sérieusement. « Mais je reste ton tuteur, tête de cochon. » Même si je l'avais pris sous mon aile à la mort de notre mère, il ne m'avait jamais écouté, jouant à la sourde oreille jour après jour. Je me demandais, parfois, comment cette femme venait à bout de lui inculquer quelconque chose. Je me disais que ça n'avait pas du être facile, d'élever un tel fils, et, soudain, mon respect montait en flèche. « Histoire que je puisse les lacérer tout en longueur? » Avais-je rétorqué un peu hautainement. Si le petit chenapan qu'il était avait le malheur de me narguer avec ses tatouages, je ne donnais pas cher de sa peau. Dire qu'elle était si belle et qu'il la cachait derrière des gribouillages! Tsk, saloperie.

Malgré mes paroles, j'avais desserré mon emprise, mes griffes délaissant son dos. J'étais, en réalité, bien incapable de le blesser. Je ne supporterais pas de le faire souffrir, je ne saurais accepter de tels actes de ma part. Enfin, pas envers mon cadet. Envers d'autres personnes, on pouvait en reparler. Réellement, j'avais tendance à le choyer. Seulement, malgré mes plus nobles intentions, je ne pus m'empêcher d'agripper ses épaules et d'y enfoncer instinctivement mes griffes dans sa chair, celles-ci allant se mêler aux mailles de son chandail, lorsque monsieur décida de jouer avec mon corps à sa guise. Petit con! D'où il se permettait de titiller mes zones érogènes, hein!? On poussait souvent la plaisanterie assez loin, je l'admets, mais de là à taquiner cet endroit, le haut de ma pauvre queue féline, c'était un véritable coup bas. Feulements et gémissements plus tard, allant jusqu'à ignorer son nez qui se frottait contre le mien et qui, normalement, m'aurait fait ronronner de plaisir tel le gros chaton que j'étais, je me retrouvai sous lui, complètement désemparé et débraillé. Mes joues en feu, je m'étais caché à la manière d'un couard, dissimulant mon visage sous mes avant-bras. Je ne voulais pas contempler plus longtemps cette vision qu'il m'offrait ni ce regard bleuté si semblable au mien. Je m'étais contenté de lui ordonner d'arrêter, de descendre, de me foutre la sainte paix, ma voix enrouée sous les tremblements de malaise. Se rendait-il seulement compte d'à quel point il était excitant, si tentateur?

Je ne saisi pas son wow ou les mouvements que je sentais, mais que je ne voyais pas. Je me faisais poltron, moi qui avais peur de vouloir me redresser et lui voler ses lèvres, de tout bonnement me laisser bercer par mes envies et mes instincts bestiaux. L'attirance peu conventionnelle et surtout peu acceptée socialement que j'avais envers mon frère m'avait toujours tiraillé. Puis, c'était surtout dans ce genre de situation qu'elle revenait à la charge, me tourmentait et me hantait. Vous avez idée du self-control que je devais faire preuve? Réprimer encore et encore ces désirs malsains et me satisfaire de regarder. Après tout, on peut toujours toucher avec les yeux, tant que ce n'est pas avec les mains. Là, il n'y avait pas de mal.

Les mots d'Enzo m'interpellèrent et j'osai lever légèrement mes avant-bras afin de pouvoir l'apercevoir. À ma grande surprise, il avait retiré son haut et je pouvais détailler ses dits tatouages, ses muscles, sa taille, son torse. J'en déglutis. À quoi pouvait-il bien penser!? J'entrouvris un instant les lèvres, carrément à l'Ouest. Mes pensées se bousculaient, essayaient de s'assembler. Toutefois, j'avoue que je ne comprenais pas. Les pièces du puzzle étaient éparpillés à gauche et à droite, loin de mes doigts. Je battais des cils, le fixant, incompréhensif. Perturbé comme j'étais, je n'avais même pas le réflexe de replacer mon pull ou mon manteau, gardant cette apparence peu présentable. Je ne savais tout bonnement pas où donner de la tête et ce fut pire lorsqu'il vint m'embrasser, coupant les quelques paroles que j'avais commencé à prononcer faiblement.

« Te pardonner de qu-... » Et ce fut le silence, un mutisme profond. Les yeux écarquillés sous la surprise, mes pupilles vacillant, je me pétrifiai.

Le temps sembla s'arrêter, prendre une petite pause dans son avancée éternelle, et je ne sus comment réagir. Rapidement, bien sûr, les aiguilles se remirent en marche, même si mon esprit, lui, resta prisonnier du temps figé. Aux premiers abords, je ne réagissais pas ni ne bougeais. L'information prenait un temps fou à se rendre jusqu'à ma cervelle et même lorsque ce fut le cas, ce fut tout aussi difficile de l'assimiler. Alors, je me laissais faire, n'opposant aucune résistance tout en ne lui emboitant pas le pas. C'était un peu comme une vulgaire poupée, peut-être comme celle des adultes. Il n'eut ainsi aucune difficulté à faufiler sa langue entre mes lèvres, bien que la mienne ne vint pas à sa rencontre pour l'accueillir.  Les frissons me prirent d'assaut sous sa main, les muscles de mon ventre tressautant sous la chaleur qu'elle apportait. Je ne repris possession de moi-même que lorsque je le sentis s'attaquer au bouton de mon pantalon. Mon corps entier se crispa, mon regard déviant vers le bas. Okay, la plaisanterie allait trop loin, Enzo! Avec un certain regret, je tassai mon visage sur le côté, du moins, je tentai de m'éloigner, d'échapper à son emprise si enivrante, si grisante. Dieu que j'aimais ce baiser et le couper m'avait serré le cœur. J'en voulais plus, tellement plus, mais je ne le pouvais pas. Je ne devais pas désirer son étreinte, son toucher, ses baisers. Ce n'était pas digne d'un grand frère!

« A-arrête ça! » Murmurais-je, ma voix bien plus chevrotante qu'auparavant et je rajoutais silencieusement, pour moi-même, qu'il valait mieux qu'il arrête avant que je ne meurs sous la gêne. Le rouge, désormais, teintait mon visage entier. Il avait troqué le blanc pur et chaste pour le rouge vif et amoureux. « Tu... Tu te rends compte de ce que tu fais!? » Osai-je demander, sachant que je briserai sûrement l'élan qui lui avait pris et que, malheureusement, le tout prendrait fin. Les rêves n'étaient que des rêves et ils devaient rester dans l'imaginaire. L'une de mes mains s'était frayée un chemin jusqu'à son poignet que j'attrapai, tandis que l'autre se posait contre son épaule, tremblante. À vrai dire, je devais user de toutes mes forces pour le repousser - et ce n'était pas très concluant, en réalité. Mon corps le voulait, le désirait, et il me résistait. Il n'aimait décidément pas que je m'oppose à ses envies. Seulement, j'étais doté de raison et il valait mieux s'arrêter avant que cela ne dégénère davantage.

Je lui parlais, je le sermonnais, mais je ne le regardais pas. Je savais que si je le regardais, que si je plongeais mes yeux dans les siens, je ne saurai lutter et je me laisserais bercer par nos instincts primaires, par le moment si magique. En fin de compte, je me trouvais bien idiot et bien lâche. Moi qui songeais à de tels instants si souvent, voilà que lorsqu'un d'eux se pointait, lorsqu'il s'offrait à moi sur un plateau d'or, je le rejetais. J'avais toujours combattu et je combattais toujours afin d'être un bon frère, un de ceux qui s'avère exemplaire. Mes doigts se crispèrent un peu plus autour de son épaule alors que je pinçais mes lèvres. Quelle décision, en définitive, allais-je regretter?

« S'il te plait, Enzo... » Mon ton n'avait rien d'assuré, il était fébrile, si fébrile que je ne me reconnaissais pas. Il trahissait mon état d'âme si aisément. Et dire que je me croyais bon comédien, bon menteur. « Débarque. »              
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Houston J. Enzo

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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Ven 26 Fév - 6:29









Est-ce qu'il m'en voudrait, si je prenais une photo... là, tout de suite ? Hein, est-ce que tu m'en voudrais, frangin?

Car il était beau, en ce moment même et bien qu'il était résigné à me repousser et à me dire que c'était mal, tout ça... Ma curiosité me piquait. J'avais de plus en plus l'envie de le voir se tortiller, de le sentir bouger sous moi. Oh, my. Je suis désolé d'avoir des idées aussi tordues. Mais je me demandais surtout à quoi ce petit garnement pouvait bien penser. Et dire qu'il était plus âgé que moi... Tout en léchant mes lèvres, je lui jetais ce petit regard complice que nous connaissions bien. La tête qu'il avait fait au baiser avait été divine. Oh si belle, j'avais réellement l'envie de recommencer encore et encore. Je voulais le voir sous tous les angles, Allen. Je pouvais sentir ses muscles se tendre, se crisper au fur et à mesure de mes actions alors que je m'amusais pleinement. Allons, il fallait bien se réchauffer d'une manière ou d'une autre, non?! Puis en plus de ça, on pourrait largement garder cette chaleur auprès de nous ! Perso, j'aimais bien.

« Tu veux vraiment que j'arrête ? Frérot, déconne pas non plus... ♥ »

Mes gestes se figèrent et, souriant, je lui lançais un regard. Darling, tu ne te rends réellement pas compte de l'effet que tu me fais, là. Je me mordillais la lippe, impatient. Jamais je ne l'avais réellement été et il le savait. Est-ce qu'il me cherchait ? Non, je ne pense pas. Son regard était sincère. Mais ce rouge le trompait, le trahissait pour montrer bien clairement qu'il en était gêné. Alors, je lui faisais tant d'effet que ça ? Mh. Peut-être bien que oui. Riant tendrement, j'embrassais la peau de son bas ventre, juste par dessous son nombril. Ma main ne s'était guère arrêtée, effleurant l'objet de mes désirs dans une lenteur désobligeante. J'aimais le faire attendre, le faire patienter. Mais pour le coup, je devais admettre que j'adorais sentir cette chose contre mes doigts. Son dési était si puissant que j'avais envie de l'étreindre, de le garder pour moi. Oh, Allen, continue de m'enflammer ainsi ! Et dire qu'il m'avait volé ma chaleur, j'allais la reprendre d'une manière ou d'une autre.

« Je pense que oui. »

Ma main, stoppée par la sienne, s'arrêtait dans sa course, alors que mes doigts ne cessaient cependant pas de presser la protubérance. Je la massais sous le tissu de son boxer aux mêmes couleurs que le mien, tout en soufflant, soutenant son regard. Je n'étais plus au point de rire ou de déconner, non. C'était bien plus que ça. Oh que oui. Je voulais te faire voir ce monde, ma dextre, mon toucher. Je voulais te faire découvrir tout ça, avant que quelqu'un d'autre ne le fasse. Je te voulais pour moi, rien que pour moi, ce soir. Nous avions le temps, tout le reste de la journée rien que pour nous. Je pourrais t'épuiser bien plus que tu ne l'étais et ainsi, m'accaparer ton être tout entier. Te faire l'amour ? Ahah ! Écoute, ça me traverse l'esprit. Mais tu ne me laisseras pas faire, je le sais.

« Allen ? »

Je faisais la moue, plissant un peu les yeux alors que mes oreilles se penchaient. Je ne voulais pas lui faire de mal, au contraire ! Enfin... Ou juste un peu ? Je voulais franchement le voir dans tous ses états. Est-ce qu'il pleurerait ? Mh. Un ronronnement se faisait entendre alors que l'extrémité de ma queue remuait. J'étais impatient, comme un gros gamin. Après, je n'étais pas si difficile que ça, si ? Meh. Sa voix tremblante était néanmoins adorable. Je m'en délectais et m'en pourléchais les babines si je puis dire.

« Juste un peu ? Et on continuera si tu aimes bien ? »

Sortir le grand jeu, oui. Mes yeux pétillaient de malice, alors que je faisais légèrement trembloter ma lèvre inférieure. Les yeux de p'tit chat gagnaient toujours. Me penchant vers lui, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres, celui qu'on se donnait de temps en temps pour se taquiner. Mais pour le coup, mon souffle suivit. J'esquissais un tendre sourire, frottant le bout de mon nez tout contre le sien. Mais non, ma main n'était pas prête de partir. Au contraire, elle ne cessait de le masser, mon pouce s'arrêtant sur son extrémité, appuyant par dessus alors que je venais happer ses lèvres. J'attrapais sa lippe, tirant dessus. Je la léchais, poussant un ronronnement attendrissant. Allons, Allen, ne sois pas si difficile, mh? Son odeur était néanmoins si appétissante. Si seulement je pouvais le marquer de la mienne, ça serait une victoire assurée.

« Je sais que tu en as envie autant que moi. »

En me redressant, je venais frotter cette partie sensible de son corps. J'étais agile et très doué, ça c'est sûr. La modestie ? Non je connais pas. Ce mot était rayé de mon vocabulaire. Par contre, ce que je sentais palpiter par dessous mes doigts était tout ce qu'il me fallait ce soir. Ça et peut-être... un peu plus, qui sait. ♥


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Sam 27 Fév - 18:24


Le rouge dévorait mes joues, les rongeait jusqu'au haut de mes pommettes. On aurait dit que ma peau brûlait, s'enflammait, prenant exemple sur mon cœur chamboulé. En toute franchise, je ne me souvenais pas avoir déjà autant rougi, mettre perdu sous les rougeurs et la gêne. Il faut admettre que ce n'était pas dans mon caractère, mais rien n'était dans mon caractère lorsque cela concernait mon diable de petit frère. Mon corps réagissait sans m'écouter; mes pensées, à leur tour , devenaient dénuées de toute logique. Je m'accrochais à ma raison, elle aussi voulant plier bagage. J'étais l'aîné, c'était à moi de montrer l'exemple, de mettre les limites, de garder cette relation saine et normale. Seulement, ces convictions, Enzo semblait sans battre les couilles et il préférait laisser ses instincts, ses envies, prendre le contrôle. Et, le pire dans tout ça, c'est qu'il lisait en moi si aisément, un peu comme si j'étais un livre ouvert. Il posait la question tabou, y répondant même au passage. Évidemment que j'en avais autant envie que lui! Et probablement même davantage. Après tout, depuis combien d'années le désirais-je? Depuis combien d'année, dites-moi, voulais-je l'embrasser, profiter  de sa chaleur, me blottir à lui?  Je ne sus répondre, pinçant mes lèvres en détournant le regard, incapable de faire face au sien. Un peu de culpabilité, de malaise? Que croyez-vous?

Si pris dans mes pensées que je ne remarquai même pas qu'il s'était abaissé et je sursautai vivement en sentant ce baiser sur mon bas-ventre; j'en courbai même l'échine de surprise. De larges frissons me prirent d'assaut, tandis que je me redressai, les yeux écarquillés. Je n'osais ni bouger ni dire quoi que ce soit, la chaleur de sa bouche refusant de quitter ma peau, s'y languissant avec fébrilité. Ce petit con! Je cherchai à me restreindre et, lui, il venait m'exciter encore et encore. Est-ce que cela l'amusait de me voir dans tous mes états? Il ne fallait pas se fourvoyer, avec le temps, je suis certain qu'il s'était rendu compte de cette attirance que j'avais envers lui, de mon regard de fauve qui, parfois, le suivait bien trop longtemps, s'attardant à son corps des lustres durant. Il agissait peut-être en véritable idiot, mais il n'était pas complètement débile. Puis, avec toutes les conquêtes et les parties de jambe en l'air qu'il s'était octroyées, je suis certain qu'il savait reconnaître un coup d'œil d'envie, de désir charnel. Au fond, il en allait de même pour moi, je savais lorsqu'une personne se laissait conquérir par sa libido. Enzo, tu étais complètement enivré sous l'odeur du sexe et, en réalité, saurais-je réellement l'empêcher de mener à bien ses plans? Pour couronner le tout, il pensait exactement savoir ce qu'il faisait. Et les conséquences que cela engendrerait? Y réfléchissait-il? Déglutissant, je murmurai faiblement :

« Si tu le sais... arrête ça. » J'avais l'impression que l'on m'enfonçait un pieu en plein cœur sous ces quelques mot. Je ne voulais pas que ça s'arrête, seulement, il fallait que cela s'arrête.

Même si je retenais son poignet, ça ne l'empêchait pas de me cajoler, de me masser, de me rendre complètement dingue. Des soupirs de plaisance fuyaient discrètement mes lèvres, et ce même si je leur ordonnais de rester sagement au fond de ma gorge. Ils n'écoutaient absolument rien. Juste un peu, hein? Comme si monsieur se contenterait d'un peu, je le connaissais légèrement trop pour croire en ces belles paroles. Alors, j'allais lui répliquer que, non, pas même un peu et de descendre pour l'amour de Dieu. Cependant, à peine avais-je entrouvris la bouche que je me figeai. Pas ces yeux! Pas ce regard! C'était de la triche, de la pure triche, et il le savait! Il le savait que trop bien! J'étais incapable de lui refuser quoi que ce soit, pas quand il était en mode petit chaton - et il s'en était souvent servi à mes dépends.  Ravalant ma salive, je revins me pincer les lèvres, mon regard déviant à nouveau sur le côté. Seulement, je le ramenai bien vite vers lui en sentant son chaste baiser, son nez se frotter contre le mien (ce qui avait le don de m'apaiser, de me faire ronronner). Puis, il me fit un léger coup bas, sous la pression de son pouce, je lâchai un gémissement quelque peu honteux; « Hawwn ». C'était un mélange entre l'humain et l'animal, difficile de discerner l'un de l'autre. Je me retrouvai prisonnier de lui, de ses gestes, de son odeur. Sérieusement, c'était le diable en personne, pire qu'un incube. Dites-moi, comment aurais-je pu résister davantage? D'une petite voix, une petite voix à peine audible, je murmurai faiblement, exagérément embarrassé :

« Juste un peu. » J'évitai de répondre, de dire que, oui, j'en avais tout autant envie que lui. De toute façon, il le savait déjà, je n'avais pas besoin de tout mettre dans des mots. « Mais laisse-moi me retourner. » Rajoutais-je, incapable de le regarder, d'ancrer me yeux dans les siens. J'étais lâche, tombant dans la couardise, et je voulais me cacher. Je ne voulais pas apercevoir son visage ou, plutôt, je ne voulais pas qu'il aperçoive le mien. Je voulais pouvoir le terrer contre le coussins du canapé. Si un jour on m'avait dit que j'agirais à la manière d'une mijaurée ou d'une pucelle, j'aurais éclaté de rire. Généralement, je ne voyais le sexe que comme un moyen de combler un besoin primaire, toutefois, avec Enzo, c'était différent. Ce n'était pas que pour baiser, que pour me satisfaire. Ce n'était pas qu'un jeu de charme vide, c'était bien plus. « C'est ma condition. » Appuyais-je, laissant entendre que, sinon, je commencerai à me débattre. Me redressant légèrement au même moment qu'il le fit, je pris la peine d'au moins retirer mon manteau - il commençait à faire un peu trop chaud avec celui-ci, quand même. Je le laissais tomber sur le plancher, mais je gardais mon pull. Sérieusement, pourquoi avais-je l'impression que mon cœur imploserait bientôt? Je n'avais jamais eu de difficulté auparavant, me dénudant tout naturellement devant lui lorsque c'état l'heure de la douche ou lorsqu'il faisait trop chaud. Pourtant, aujourd'hui, j'en étais si embarrassé que cela frôlait le ridicule.
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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Mer 23 Mar - 0:52









Il craquera, mh ? Dites moi qu'il allait craquer ! J'en voulais plus et vous savez à quel point c'est dur d'interdire à un chat de faire quelque chose. Vous avez beau l'engueuler, il reviendra toujours rôder, essayant malgré tout de vous désobéir. J'étais ainsi, que voulez-vous. Mais il est pareil, lui. Voir pire. Et il allait regretter de m'avoir refroidit alors que je venais tout juste de me réchauffer. J'attendais. Certes, impatiemment, mais j'attendais. Je trépignais d'impatience, même. Ronronnant, mon regard cherchait à croiser le sien, à le supplier de continuer ce petit jeu qui me tenait à coeur. Puis, là, j'avais réellement l'envie de le sentir contre moi. De pouvoir humer son odeur et ce, jusqu'à ce qu'il en jouisse. Qui aurait cru qu'un jour, je trouve mon frangin aussi adorable ? Non, mais regardez moi ces pommettes. Ahwn.

Souriant, je l'écoutais, avant de finalement faire la moue. Attends, j'allais pas pouvoir le voir ? C'était... Décevant. Je le regardais faire, ma queue redescendant d'un cran. Enfin, il avait accepté, c'était déjà ça. Mais... Triste, quand même. Peut-être que je pourrais tout de même l'amadouer ? Mhn. Je ferais de mon mieux pour qu'il finisse par craquer, qu'il finisse par vouloir me voir à son tour. Alors à ce moment là, je ne me ferais pas prier.

« ... D'accord. Mais c'est dommage, moi qui voulait te voir. »

Avant qu'il ne se retourne et juste après qu'il ai retiré son manteau, je me penchais vers lui pour déposer mes lèvres contre les siennes. Mon regard qui, jusqu'à présent, se faisait sobre, était en cet instant, comblé de bonheur. Notre odeur mélangée l'une à l'autre commençait à envahir la pièce, alors que mes pupilles se retrouvaient rivée dans les siennes. Tu seras à moi pour ce soir, Allen. J'en fais le serment. Je te veux tout entier, te sentir trembler sous moi. Dieu que je t'aime, frangin, autant que je te déteste par moment. Au final, était-ce de la jalousie, qu'il soit aussi parfait ou que tout le monde finisse par l'aimer ?

Je ne sais pas. Mais en tout cas, j'étais sûr d'une chose, j'allais avoir mon repas ce soir. Mes lèvres, quant à elles, se mirent à bouger, à se mouvoir contre celles de mon ainé. Je pouvais le sentir trembler, lui qui était incertain de la situation. Merde. J'en pouvais plus. Ma langue venait se frayer un passage dans la petite ouverture qu'il avait faite, cherchant à pénétrer dans sa cavité buccale. Laisse-moi faire, Allen. Laisse-moi les rennes, tu ne seras pas déçu. Mais, rappelle-moi, pourquoi est-ce que je fais tout ça ?

« Mhn. »

Je soupirais, alors que ma main libre s'accrochait à sa nuque, lui volant un baiser passionné et plein de désir. Je restais ainsi, auprès de lui jusqu'à finalement couper le baiser, presque hors d'haleine. Bien. Si il voulait se retourner, qu'il le fasse maintenant. L'observant, je me redressais sur mes genoux, passant mes mains sur ses épaules pour l'inciter à me tourner le dos. Dès lors, mes yeux le scrutèrent. Ne serait-il pas bien plus beau en tenue d'Adam ?

Non, Enzo. Non. Mets-toi des frontières, bon sang ! Sauf que là, c'était quasi impossible. Je suivais ses courbes et aussitôt, mes doigts en firent de même. Caressant ses hanches, je les glissais par dessous son chandail, son pull, juste pour le remonter et apercevoir sa chair. Ma bouche, gourmande, venait s'y poser, embrassant le bas de son dos, juste par dessus sa queue. Je la lui caressais, avant de finalement laisser mes doigts glisser le long de l'aine, poursuivant sa route jusqu'à son entrejambe.

Est-ce que tu le sens, Allen ? Est-ce que tu sens à quel point j'ai envie de toi en cet instant précis ? Je me pourléchais les lèvres, mon index se faufilant par dessous le tissu de son boxer pour le lui baisser, retraçant dès lors sans attendre, sa verge qui était parfaitement raide. Alors, c'était un cadeau pour moi, ça, mh ? Tout ce désir, il l'éprouvait en ma présence ? Souriant jusqu'aux oreilles, je miaulais d'impatience, ne perdant plus de temps pour me mettre à le caresser dans toute son envergure.

Ah... Merde. Je me mordais la lippe, avant de me pencher vers son fessier, remontant à la base de sa queue. Mordillant celle-ci, je m'y frottais de ma joue, mon autre main s'occupant de lui abaisser le pantalon pour éviter la moindre gêne. Ces vêtements sont vraiment inutiles, des fois.

Mon pouce, curieux, venait se presser contre l'une de ses fesses, celle de gauche, jusqu'à effleurer cette raie, celle qui camouflait l'objet de mes désirs. Cet orifice, mon frère d'amour, est-ce que j'ai le droit d'y toucher ? Hé ? ♥

« Allen... Tu sens vraiment bon. »

Tremblant d'envie, je venais humidifier mon pouce, mon index et mon majeur. Est-ce qu'il m'en voudrait réellement ? C'était pas faute de l'avoir prévenu. Puis... C'est lui qui voulait se mettre dans cette position, qu'il assume un peu. L'écartant de mes doigts, je venais présenter mon pouce contre ce petit anneau de chair, l'observant un instant en rougissant. Ne regrette pas, Enzo. Ne regrette rien.

Regretter quoi ? Conscience de merde, laisse-moi faire ce que je veux. Et là, ce que je veux, c'est de ...

De ne faire qu'un avec lui, merde. Pourquoi je ressentais ce genre d'envie ? Aucune idée. Mais là, je ne pouvais plus résister. Posant mon pouce par dessus, je venais le lui caresser, l'humidifier avec la salive que j'avais préalablement déposée sur la paume de mon doigt, le regardant ainsi, glisser plus facilement. Si seulement j'avais du lubrifiant, je lui aurais facilité la tâche, mais là... Tant pis. Salivant, je venais en déposer encore un peu, embrassant une de ses fesses jusqu'à, enfin, pouvoir présenter mon index. Ne m'en veux pas, hein ?

« Détends-toi, j'ai l'habitude de faire ça. Tu verras, ça va bien se passer. »

Et c'est ainsi que je venais pénétrer son orifice, son intimité de par mon doigt, celui qui pour le coup, se hâtait de s'enfoncer à son maximum et de trouver cet endroit qui pourrait le faire gémir.

Enfin. J'essayais de le rassurer, mais au final, est-ce que je n'essayais pas de m'aider moi-même également ? Je veux dire... C'était mon frère. La seule personne qui compte le plus au monde pour moi et dans tous les cas, jamais je ne souhaiterais le perdre. Jamais.


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Mar 26 Avr - 3:17


« Tu verras mon dos, c’est déjà mieux que rien, alors arrête de te plaindre, sale gosse! » Que je rétorquai, rouge pivoine, avant de dévier le regard sur le côté. Un peu lâche, j’évitais ses prunelles, car je savais que si jamais j’avais le malheur de les croiser, je ne saurais lui refuser quoi que ce soit. Je finirai par me plier à sa volonté et, demain, j’en mourrais certainement de honte. Étant l’aîné, je devais quand même garder un peu de contenance ou j’allais me morfondre dans l’embarras. Ce n’était pas compliqué à comprendre! J’avais ma fierté et je la piétinais déjà bien assez. Arrête de faire ton gourmand Enzo, il y a des limites à l’avarice, p’tit mal élevé.

Un peu hésitant, je chassai rapidement mes appréhensions tout comme le peu de moral qu’il me restait. C’était donc avec des gestes lents, posés, que je retirai mon manteau. Machinalement, ce fut de manière sensuelle, divinement tentatrice, mes pensées un peu en vrille. Je ne réfléchissais pas et c’était mieux ainsi. Je n’avais qu’à me laisser bercer par nos instincts, par l’instant présent, et s’il y a quoi que ce soit à regretter, je le regretterais plus tard. J’imposais des petites limites, fragiles et sur le point de céder, mais je m’y tenais. Tant que je m’y accrochais, je me disais que tout irait bien. Sauf qu’elles vacillaient rapidement, m’obligeant à fermer les paupières lorsque mon cadet vint dévorer mes lèvres, m’embrassant sans la moindre hésitation. Par réflexe, mes mains s’agrippèrent à ses épaules pour une seconde fois, mes griffes se mêlant aux mailles de son haut. Encore, je fus pris de court, restant figé un moment avant de finalement accueillir sa langue, la mienne venant se mêler timidement à la sienne. Graduellement, elle devient plus sûre d’elle, prenant les devants et l’entraînant à son tour dans un ballet langoureux, loin d’un baiser en toute propreté. La chasteté nous faisait défaut à tous les deux : nous étions, après tout, des bêtes, et cela commençait à peine à apparaître. Il faudrait la nuit pour comprendre jusqu’où notre côté félin, prédateur, s’était faufilé en nous, jusqu’où nos désirs sauvages nous emmèneraient.

Quand il quitta ma bouche, je restai immobile, reprenant mon souffle saccadé. J’avais oublié, j’avais oublié que je devais me tourner, j’étais complètement enivré par son goût. Il était bon, ô si bon que j’en devenais accro, dépendant. Me préparant à lui voler un autre baiser, voire à lui mordiller les lèvres de mes canines, je fus cependant remis à l’ordre sous ces petites poussées sur mes épaules. Oh, c’était vrai, j’avais imposé cette condition et il serait idiot de la changer maintenant. Le rouge me rongea un peu plus, alors que je détournais à nouveau le regard. Ressaisis-toi Allen, bon sang! Ce n’était qu’un baiser : tu n’étais pas une vierge effarouchée, tu avais eu ton lot par le passé. Sérieusement, c’était quoi cette réaction de pucelle? J’espérais qu’il ne s’était pas rendu compte, de mon enivrement, et je me retournai finalement, cachant sans attendre mon visage contre les oreillers de parure. J’allais mourir d’embarras!

Ses doigts me firent sursauter, eux qui étaient si chauds et si habiles. M’enfermant dans le mutisme, j’avais honte de cette position, d’être à quatre pattes face à mon frère et de lui permettre de jouer avec mon corps à sa guise.  L’air frais me fit grogner légèrement, un peu malheureux qu’il remonte mon pull et dévoile ma peau laiteuse. Ses lèvres, juste au-dessus de ma queue féline, me firent trembler tout comme miauler et, en réponse, ma queue remua vivement de gauche à droite. Caresser et mordiller cet endroit érogène étaient un coup bas; un coup lâche qui m’excitait un peu trop. Les bêtes, elles étaient faibles au plaisir et, avec Enzo, je me rendais compte que je n’en étais pas exempté. Il savait comment me toucher pour m’émoustiller, pour me faire perdre mes moyens, et ma verge, fébrile, tremblotait dans sa main. Je n’aurais jamais cru me retrouver dans cette position si gênante, le boxer et le pantalon baisés. Dans mes fantaisies, les positions étaient plutôt inversées.

Lorsque je le sentis presser son pouce contre l’une de mes fesses, je me crispai soudainement, osant lui lancer un regard écarquillé par-dessus mon épaule, ses paroles passant par une oreille pour ressortir par l’autre. Je devins un peu livide et, d’une frêle voix, je laissais que des : « Tu… tu… »  franchir la muraille de mes lèvres. Et quand il humidifia ses doigts, mes yeux changèrent de forme pour devenir ronds comme des soucoupes. Ce spectacle était si irréel, si effrayant et si embarrassant. Mon teint devint un peu plus écarlate, avant que je ne m’empresse de marmonner, chamboulé :

« On! On a d-dit juste un peu! » Je protestai de vive-voix, certes, mais je ne le repoussais pas de mon corps, ne faisant que trembler davantage. « E-enzo… » Que je murmurai faiblement, un certain effroi dansant dans mes prunelles bleutées. Ça n’avait rien de rassurant et la peur de souffrir de son petit manège me tourmentait. Lorsque son pouce s’approcha, se présentant à mon intimité, je sursautai et me mordis mes lèvres. Lorsqu’il vint l’humidifier, mes jambes manquèrent de se dérober sous moi, l’appréhension les effrayant. Lorsqu’il ajouta de la salive, je déglutis, cette chaleur me mettant mal à l’aise. Il allait réellement le faire?

« C’est pas comme si, moi, j’avais l’habitude! E-Enzo!!! » Renvoyais-je d’un ton peu rassuré, saccadé. « A-arrête! » Ordonnais-je à l’instant même où il pénétrait et la fin de ma phrase se transforma en long gémissement plaintif doublé d’un miaulement apeuré. Il était facile de faire le brave, il était plus difficile de maintenir la façade une fois face à la réalité. Tout ce que je sentis, en premier lieu, ce fut ma chair qui s’écartait, s’étirait pour laisser l’intrus se faufiler. Sauf que c’en était souffrant, mon intérieur semblant brûler de mille feux. On disait que les premières fois étaient toujours les plus douloureuses : le hic, c’est que je trouvais qu’un unique doigt faisait déjà un mal de chien et je ne voulais même pas imaginer s’il ajoutait le prochain, voire encore moins son membre – malgré que je ne prévoyais pas lui autoriser cet acte. Instinctivement, une de mes mains se porta à mes lèvres pour m’intimer le silence, tandis que l’autre s’agrippait au divan, mes griffes venant déchirer le tissu. Ce petit con, j’allais me venger et le faire pleurer. Sérieusement, j’avais dit non!
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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Mer 6 Juil - 3:25









Il ne pouvait pas savoir. Non, il ne pouvait pas s'imaginer à quel point je me faisais violence. N'abuse pas. Ne le violente pas. Prends ton temps, tu tiens à lui. Je me hurlais de prendre mon temps, de finir par le faire apprécier autant que moi, je l'appréciais. Mais l'invitation était bien trop tentante. Je ne pouvais empêcher mon regard de briller, d'aller et venir sur son corps au hasard, de voir les fins muscles de son dos se contracter et se tordre sous le stress qui devait certainement l'envahir. Je voulais tant le marquer, le lui griffer jusqu'à ce qu'il devienne rouge vif. Mon doigt, quant à lui, effleurait l'intérieur de son intimité, cet endroit que je voulais mien, que je cajolais alors que je pensais... Est-ce que je pouvais réellement faire de mon frère, mon amant d'un soir ? Lui qui était si parfait, si splendide ? Cette vue, je ne pouvais que l'apprécier. Ce rouge sur son visage, oh, Seigneur ! Je m'en mordais la lippe, terriblement envoûté. J'avais presque le sourire aux lèvres.

Et puis, merde. Mes envies auraient peut-être enfin eu raison de moi. C'est de ta faute, okay ? C'est de la tienne, c'est toi qui a commencé à m'approcher lorsque j'avais enfin réussi à me réchauffer. Je ne fais que récupérer ce que tu m'as volé ... D'une manière ou d'une autre.

« C'est encore mieux, tu sais, quand tu n'as jamais eu l'habitude. »

Je ne pouvais que me réjouir. Était-ce sa première fois ? Il me la fallait. J'étais tenté, encore plus qu'avant. Dans mes prunelles dansaient une lueur malsaine, pendant que mon corps se redressait. Appuyé sur mes genoux, je ne pouvais le quitter des yeux, de l'observer sous les moindres recoins. J'aimais la façon dont il se pliait, mais également ce regard plein de peur et d'incertitude qu'il me lançait. Et plus je le regardais, plus mon amour pour lui grandissait. Il gravissait des échelons, de minute en minute. Tu sais, Allen... Je suis plus doué que tu ne le penses. Et je suis sûr de pouvoir te combler à ton maximum. De quelle voix usait-il pour gémir ? Est-ce qu'il était du genre masochiste ? Ou peut-être qu'il aimait réellement dominer ? En tout cas, pour ce dernier point, il s'en montrerait bien pathétique. Car pour l'heure, même s'il en était paniqué... ce pauvre petit serval restait adorable et au fond, j'étais sûr et certain qu'il adorait ce petit traitement.

Est-ce que ta fierté de grand frère se voit encrassée lorsque je te domine avec tant d'aisance ?

C'est ainsi que, sans même pouvoir m'en rendre compte, mon rythme s'était accéléré. Ma queue battait de droite à gauche, mes oreilles dressées et à l'affût au moindre son. Mon bassin était presque impatient, voulant et souhaitant se presser contre son fessier que je maltraitais de mes phalanges. Un autre doigt voulait s'y joindre et, machinalement, je l'y pressais. Mon majeur rejoignait l'index, facilité par la salive préalablement appliquée. Il était un peu plus détendu. Alors ça devrait passer. Peut-être ? Bon, autant tenter. Cet abruti aurait certainement fini par faire le même.

Sans plus tarder, je le lui ajoutais, suivant un petit coup de poignet pour les lui administrer d'un petit coup sec. Ainsi, j'avais deux doigts en lui. Et bordel de merde, c'était plus qu'envoûtant.

« Tu aimes me sentir ainsi, en toi, hein mon coeur ? »

Il était irrésistible. Alors je me penchais, le lui murmurant au creux de son oreille féline qui ne pouvait que trembloter au contact de mon souffle... tandis que mes taquineries se faisaient de plus en plus vicieuses.

« Continue de gémir mon prénom... Tu ne peux pas savoir à quel point ça me donne envie. »

Je pressais mon bassin contre sa cuisse, alors que ma verge palpitait d'impatience. Regarde, mon frère, mon amour... C'est à toi que je pense lorsqu'elle devient aussi dure. Je remarquais alors que mon autre main s'était arrêtée dans sa course, déstabilisée et ayant subitement délaissé ses points sensibles pour se poser sur sa hanches, tandis que sa consœur s'occupait à produire des bruits insolites au fond de ses entrailles, à les lui écarter.

« Ne t'agite pas ainsi, s'il te plait. »

Ma voix se faisait douce, rassurante. Enfin, j'espérais. Je ne voulais pas qu'il ai mal. Je voulais qu'il pense à moi, qu'il ne puisse pas avoir un seul instant de répit. S'il-te-plait, my Dear, ne m'en veut pas.

Alors, je me disais qu'il fallait en profiter. Quitte à faire ça, autant le faire bien ! Je voulais qu'il s'en souvienne, que je le prenne de la plus belle manière qu'il soit. Mes doigts vinrent courir sur sa peau, retraçant l'aine pour enfin atterrir sur sa verge. Elle était fièrement dressée, c'était agréable. Mon index et mon pouce se mirent à profiter de son envergure, à la presser délicatement. Merde.

Mon souffle déraillait et sans plus attendre, j'écartais ses mèches de cheveux qui cachaient sa nuque de par mon nez, venant la lui mordiller avec intensité.

Les ronronnements se faisaient puissants, ma queue fouettant l'air, pendant que mes deux mains se faisaient occupées. L'une en écartant sa chair, l'autre en la lui entourant, s'y frottant dans des mouvements réguliers, que je souhaitais agréables. C'était la première fois qu'on se touchait avec autant d'intensité et ... Pour tout avouer, je pense que j'allais sûrement en devenir dépendant.

J'espère que tu ne m'en voudras pas éternellement, hein ?


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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   Mar 1 Nov - 2:53


Le menteur. Le gros menteur. Ne pas avoir l'habitude ne rendait pas la chose mieux, à moins que ce ne soit mieux pour lui, car ce ne l'était définitivement pas pour moi. Son doigt me faisait mal, m'écartant de l'intérieur, et la salive était loin de suffire. Ça ne glissait pas aisément, pas facilement. Personne ne m'avait jamais touché à cet endroit ; ni moi ni un autre. J'étais vierge, j'étais étroit, je n'étais pas prêt ni physiquement ni mentalement pour ça. Enzo avait toujours eu le don de me prendre par surprise et, aujourd'hui, c'était bien le cas de le dire. Littéralement. Mon intérieur me brûlait et je devais me battre avec moi-même pour me détendre, pour lui céder le passage. Mais ce n'était pas naturel. Je ne m'étais jamais imaginé dans cette position et je n'avais aucune idée de ce que je devais faire, alors je tentai de prendre de grandes respirations, d'apaiser ce feu brûlant au creux de mon ventre. J'en vins même à écarter les jambes autant que le canapé me le permettait.

« Menteur » miaulais-je faiblement d'une voix à peine audible, les oreilles plaquées sur mon crâne.

Il accéléra trop rapidement, ne me laissant pas assez de temps pour m'habituer, et la douleur monta d'un cran, m'arrachant un piètre cri digne d'un chaton. Je me fis taire aussitôt, plaquant ma main un peu plus fermement contre ma bouche sous la honte. Et lorsqu'il introduit un second doigt d'un petit coup sec, tout mon corps se arqua, alors que j'hoquetai de surprise comme de douleur et que les larmes menaçaient de perler au coin de mes yeux. Ce con! C'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Il était trop impatient, trop pressé, et mon corps payait les frais de ses désirs. Seulement, c'était Enzo et parce que c'était Enzo, je n'eus pas le cœur à l'engueuler, à lui hurler de dégager, qu'il me faisait mal, ou à me débattre. Ma queue féline se contenta de s'enrouler autour de me taille et je me fis plus petit, me recroquevillant sur moi-même en une petite boule, les fesses toutefois bien remontées.  

Ses paroles, plus crues que ce soit à quoi j'étais habitué, me firent trembler tout autant que son souffle près de mon oreille. Est-ce que j'aimais le sentir en moi ? Je n'aurais pas su quoi lui répondre et je ne répondis d'ailleurs pas. Je n'avais pas le temps de débattre avec mes pensées, mes envies ; il devenait plus vicieux, plus sournois, et mon corps se tendait de nouveau, mon bassin sursautant, et un hoquet m'échappa pour une seconde fois. La douleur s'intensifiait, cependant, dans cette douleur, il y avait d'étranges vagues de plaisir, des éclairs brusques, vifs, mais éphémères. Instinctivement, peut-être même inconsciemment, mon bassin chercha à se positionner de manière à ce qu'il touche cette petite région sensible encore et encore. Elle ne cachait pas la sensation de brûlure, elle s'y mêlait tout au plus, toutefois, ça en devenait plus supportable, voire même un brin grisant.

« Enzo... » gémis-je sous ses paroles, sous sa verge pressée contre ma cuisse.

Je ne l'avais jamais vu ainsi, je découvrais une nouvelle facette de sa personnalité et, dans un sens, ça me réchauffait le cœur. En découvrir plus sur lui était quelque d'encore plus grisant que le sexe. Malgré toute son impatience, il revint s'occuper de mon membre, susurrer de nouvelles paroles douces à mes oreilles, me changeant les idées des douleurs et de mon incertitude. J'étais là, à quatre pattes sur le canapé, alors que mon frère, mon cadet, avait ses doigts en moi et une main sur ma verge. Si nos parents nous voyaient, ils s'étoufferaient. Et je ne pus m'empêcher de leur demander pardon, car je ne croyais pas pouvoir m'arrêter. Maintenant que je goûtais à sa chaleur, que je goûtais à notre union, je ne pourrais jamais plus m'en passer. Autrement, ce serait goûter au paradis pour retomber en enfer. C'était bien trop cruel.

Ses lèvres contre ma nuque me firent frémir de la tête aux pieds et, pinçant les miennes, j'osai lui jeter un coup d'œil. Il était beau Enzo, vraiment beau. Lui qui me surplombait, lui dont l'excitation valsait dans ses yeux, lui qui respirait la bestialité à plein nez... il avait quelque chose de dangereux, d'atrocement dangereux, avec un autre petit quelque chose d'exotique et d'excitant. Il faisait vibrer mon cœur comme nul autre. Je déviai presque aussitôt le regard. Nerveux, excité, perdu, je vins cacher mon visage contre les coussins du canapé. D'une voix enrouée par la gêne, presque inaudible, je murmurai faiblement entre deux gémissements :

« Si... » Je ravalai ma salive, cherchant le courage. « Si tu veux me prendre ... » Et j'hésitai quelques secondes. Je savais qu'il ne s'arrêterait pas en si bon chemin, et ce même si le suppliais. Je ferais sûrement pareil à sa place. Comment résister? « Va chercher de quoi mieux lubrifier. » Et je me mordis la lèvre, rajoutant à la hâte comme si je ressentais le besoin de m'expliquer : « Ta salive sera pas suffisante. »

Elle ne sera jamais suffisante pour la bête qu'il était ; ça ne durerait pas que quelques maigres minutes et je savais que je passerais à la casserole. Quand il voulait quelque chose, il l'obtenait et, pour l'heure, ce qu'il voulait, je n'avais pas besoin d'un dessin pour le comprendre.
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MessageSujet: Re: Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥   

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Saurais-je suivre l'allure de ce monde, si tu n'y étais pas ? { Feat Allen. ♥

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