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 You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]

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Vandersmissen Corey


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• Ta couleur : #b83342
• Ton boulot : Chauffeur de Taxi
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MessageSujet: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Ven 2 Oct - 17:43






Vandersmissen Corey



• Sexe ; Indéniablement masculin
• Âge ; 29 ans
• Origine ; Française
• Race ; Humain
• Sexualité ; Asexué. Je me satisfais des cris et des lamentations.
• Groupe ; Citoyen
• Travail ; Chauffeur de taxi
• Personnage utilisé ; Prussia d'Axis Power Hetalia


• Ton repas préféré ; Du foie gras et des biscottes.
• As-tu un fétiche ; Un corps ensanglanté, les viscères hors de l'estomac et jonchant le sol. C'est magnifique.  
• Dr Pepper ou Coca ; Peu importe, les deux pétillent, les deux me rappellent le bruit des gargouillements d'une gorge tranchée et ça me plaît.
• Grand ou petit ; Un ou l'autre, ça ne change pas grand chose. Ça finira de la même façon.
• Ton habit préféré ; Je dois admettre avoir un petit penchant pour les habits blancs tâchés de sang.
• Ta série préférée ; Dexter.
• Tu aimes le melon ? ; Assez oui.


Physique ;


Je fais mon âge, je n'ai ni l'air plus jeune, ni plus vieux. J'ai les allures d'un jeune homme de 29 ans. Même si, de dos, il arrive que certaines personnes me prennent pour un vieillard en raison de mes cheveux courts blancs, de cette couleur si pure qui, pourtant, a si souvent été entachée de rouge carmin, de ce liquide si chaud. C'est que le sang, ça éclabousse. Ce n'est pas une coloration, ces choses ne m'intéressent pas tout comme la mode, je porte ce que j'ai sous la main, généralement de simple complet. J'imite ce que mon père portait, j'imite ce que j'ai vu de lui. Ce foulard qui entoure généralement mon cou, il m'empêche de prendre froid. Ma santé est fragile, cela vient avec les gênes d'albinos. Croyais-tu que mes iris cramoisis étaient des lentilles? C'est naturel et, lorsque je conduis, je dois porter des lunettes fumées que cela me plaise ou non. Le soleil m'éblouit un peu trop et brûle mes rétines comme ma peau. Cette dernière est d'ailleurs sensible, je l'expose rarement, la couvrant de tissus, de pantalons, de pulls et de gants. Elle n'est pas si blanche qu'à cause de mon ADN, elle ne ressemble pas à de l'albâtre ou à de la porcelaine sans raison.

Je suis légèrement plus grand que la moyenne, mais je ne dépasse pas la majorité des gens d'une tête. Ils sont à hauteur d'yeux la plupart du temps. Il en va de même pour ma grosseur, je ne suis ni gros, ni mince, ni musclé, ni maigrichon. Bien que mes épaules soient légèrement bâties, ma taille se retrouve alors plus fine. Je suis dans un juste milieu, ce qui contraste avec cette personnalité qui est mienne et qui, elle, se tient à l'extrême. Le sport n'a jamais été ma force, santé fragile oblige. Cependant, je mange bien et je bouge. Ainsi, malgré tout, je suis en forme. Très en forme. Et te courser pour te ramener ne me cause aucun problème, je serais seulement plus d'humeur à jouer drastiquement avec toi, c'est que mon souffle effréné a un prix. Ma voix est de celle qu'on oublie aisément, elle ne marque pas l'imaginaire. Ni grave ni aiguë. Je n'ai ni tatouage ni piercing, tout ce qu'au fond tu te souviendras, ce sera mes yeux sanguins aux lueurs amusées, aux lueurs folles, posés sur ta personne alors que je te dépèce de ce sourire carnassier. Peut-être que mon rire aussi te marquera, c'est qu'il est bruyant, c'est qu'il est sinistre. Il est de mauvais augure et se répercute en échos. Je ne ris que lorsque je m'amuse et je ne m'amuse que lorsque ton sang est versé.


Caractère ;


« Meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs, meurs. Mais... de quelle façon devrais-je te tuer? »


Un rien peut déclencher mes envies meurtrières, mes désirs funestes ; ton visage, tes fines lèvres, tes beaux yeux... Oh que l'idée de les écraser sous mes semelles cuivrées, une fois tes prunelles arrachées à ton si magnifique minois au faciès si délicat, me fait frémir de plaisir de la tête aux pieds. L'image de ces larmes vermeilles roulant sur tes joues, les serpentant à la manière de ruisseaux sinueux, tandis qu'il ne te reste désormais plus que des trous noirs et béants en guise de regard, c'en est presque jouissif. Non, en fait, ce l'est. Il n'y a rien de plus excitant, de plus exaltant qu'un corps mutilé et baignant dans ses propres entrailles. C'est le plus beau des tableaux et je pourrais m'extasier devant celui-ci des heures et des heures durant. Tes mots, aussi, surveille-les, plusieurs ont tendance à me déplaire, à me faire tiquer et à me donner cette douce envie de couper ta langue, de l'entailler lentement à petits coups de rasoir jusqu'à ce que plus rien n'en subsiste. Par la suite, devrais-je te la faire manger, devrais-je te faire déguster l'exquis mets que tu étais? Oh, mais je ne suis pas cannibale, j'ai bien essayé un jour, de goûter à la chair humaine, grillée comme fraîche, toutefois, ce n'est pas pour moi. Même si tu es un morceau de viande, je ne t'inclurais pas dans mon régime. On m'a toujours dit, d'ailleurs, que jouer avec sa nourriture est mal élevé et je suis bien éduqué. Je te prendrais donc pour un jouet et non pour un casse-croûte.  

Tu le vois, tu t'en doutes, j'aime jouer, j'adore ça. Prendre mon temps, faire perdurer le moment et entendre tes cris d'agonie résonner bien longtemps. C'est une tendre mélodie qui m'enchante, alors, chante, veux-tu? Si j'enfonce cette lame, si j'entaille cette peau, je veux savoir ce que cela te fait, je veux entendre tes gémissements. Non, tu n'es pas un tas de ferraille, tu n'es pas cette technologie qui obnubile les humains de notre époque, tu es vivant. Tu réagis sous la douleur, sous ce que je te fais. Te contempler gigoter, te contempler pleurer, te contempler désespérer, cela me donne l'impression d'être vivant. Je t'observe, je regarde ces pupilles s'agrandir sous la vie qui te quitte, les muscles se relâchant lentement. Cela me fascine, ce spectacle qui est si court et si éphémère, ce spectacle sur le mince fil entre la vie et la mort. Ha, il me tarde de l'observer à nouveau, c'en est peut-être ma drogue. C'est vrai, sans elle, je deviens dingue, je perds la tête. J'ai besoin de tuer sinon l'angoisse s'empare de ma personne, je dois mettre un terme à la vie d'un autre. Quand cela fait trop longtemps que je n'ai pas pu assouvir cette soif, je ne pense plus à m'amuser, je ne pense qu'à couper court à ta vie.

Tu trembles, tu t'éloignes, tu te recroquevilles dans un coin, loin de ma personne. Oh? Tu veux être seul? Moi aussi j'aime être seul, la solitude me sied bien. Elle ne me pèse pas, ce n'est pas un fardeau sur mes épaules. Lorsqu'il n'y a pas de cris, de gémissements, de geignements, je préfère le silence. La musique ne fait que tambouriner mes oreilles, elle n'est pas agréable. Que fais-je dans mes temps libres quand je n'ai pas de jouet tel que toi pour m'amuser? Rien. Je ne fais rien, je ne passe pas mon temps sur les réseaux sociaux ou devant un écran, je ne le passe pas à lire, je suis inculte, mais pas idiot. Je reste dans mon coin et je pense, je ressasse certaines images qui me plaisent, je pense à ce que je veux faire. Je me fais à manger, je sais cuisiner, et je dors. Je ne fais pas de cauchemar, que des rêves plaisants. Non, je n'ai pas peur de mourir, je n'ai pas peur de terminer mes jours derrière les barreaux. Tout ça, c'est des fantaisies que je découvrirais peut-être, peut-être pas. Ce qui compte, c'est l'instant présent et comment je me sens, ce que mon instinct et mes envies me disent.

Oh, ce n'est pas tout le monde qui passe sous ma main. Je ne t'ai pas choisi que pour tes belles prunelles, ta douce voix, mais surtout pour ce gène, ce petit gène, que tu partages avec tant d'autres. Tu n'es pas humain, tu n'es qu'une vulgaire bête et personne ne se soucie de ce qui advient d'une bête. Qu'on l'entasse dans un troupeau de bétail ou qu'elle termine dans son assiette, les gens n'y réfléchissent pas. Sauf que, moi, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis. Je réfléchis toujours à ce que je devrais faire de toi, de vous. Vous ne faites pas partie de l'humanité, vous ne possédez aucun droit et encore moins celui de vivre. Vous avez besoin d'un bourreau et c'est ce que je suis. Mon courroux tombe sur ta personne et tu ne peux que l'accepter, que crier, hurler et gémir. Alors, mon petit et mignon métamorphe, maudis-tu d'être né?



Histoire ;


Pourquoi? C'est une bonne question qui, au fond, n'a pas réellement de réponse. Tu n'es pas le premier à la poser et tu ne seras certainement pas le dernier. Elle revient sans cesse sur vos lèvres, un peu comme un refrain que vous répétez et répétez encore et encore. Vous avez besoin de savoir, de savoir pourquoi vous, qu'est-ce que vous avez fait pour vous retrouver dans cet enfer, pour subir ce calvaire. Vous cherchez un sens à ma déchéance, à mon jeu. Vous cherchez une logique autant qu'une raison où il n'y en a pas. Il n'y en a jamais eu, tu sais? J'en ai simplement envie, j'en ai le désir et tu as croisé ma route. Tu as eu le malheur de me laisser découvrir cet aspect de toi-même, ce secret qu'il valait mieux garder pour ta personne. Sauf que j'ai su et je t'ai alors traqué comme on traque une bête. Tout bonnement. Ne cherche pas plus loin, il n'y a rien. À tous les coups, je ne ferai que me réitérer et ressasser ce que je ressasse à chaque fois. J'ai l'impression de radoter, de me faire un peu vieux et sénile. Mais tu veux savoir, tu as besoin de savoir et je le sais. Soit. Papotons un peu, je prendrai mon temps pour t'éviscérer. Allons, allons, si tu perds connaissance, tu ne pourras pas m'écouter. Réveille-toi mon cœur, allez, rouvre tes jolis yeux, plonge-les dans les miens carmins et tends l'oreille à mon histoire. C'était toi qui voulais à tout prix savoir, non? Alors, ne me fausse pas déjà compagnie, j'entame à peine mon récit.

Enfin, te revoilà parmi nous. Tu as dormi un moment, me laissant le temps de prendre un café et un croissant. D'ailleurs, en voudrais-tu un morceau? Ne panique pas déjà, voyons. Ne gigote pas autant et cris un peu moins, calme tes hurlements, tu enterres ma voix. Devrais-je couper ta langue ou écraser ta trachée? Ne me jette pas ce regard, tu ne mourras pas sur l'heure. Promis, je ne t'énonce pas et ne t'énoncerai pas de faits mensongers. Un humain peut survivre plus ou moins trois jours le ventre ouvert et les tripes à l'air. C'en est aussi le cas pour les métamorphes. Je l'ai testé par le passé, il y a déjà quelques années. Le temps passe vite, il faut se l'avouer. Tu te doutes, mais tu n'es pas ma première victime, tu es même loin d'être le premier à tomber sous mon joug. Le combientième es-tu? J'en ai perdu le décompte, peut-être me suis-je un peu trop amusé, peut-être ai-je un peu trop joué. Vous êtes si divertissants, j'oublie parfois que je dois me restreindre, m'imposer ces limites absurdes dont je me passerais bien. Le café est un peu chaud, mais bois, il n'est pas si brûlant. Ouvre la bouche, descelle tes lèvres. Voilà, c'est ça, quel bon garçon tu fais.

Mon accent doit te mettre sur la voie, tu ne me sembles pas écervelé. En effet, je ne suis pas d'ici, moi qui vis le jour dans un autre pays. En France, pour être précis. Dans un petit recoin de Paris. Tousse un bon coup, la boisson va passer. À moins que tu ne désires t'étouffer? Je ne te le permettrais pas, tu ne mourras pas avant demain, je te le garantis. Né d'un père policier et d'une mère infirmière, je n'ai manqué de rien. Ni de jouets ni d'amour. Certes, ils étaient occupés, sauf que, vois-tu, nous vivions avec mes grands-parents paternels. Ils s'occupaient de moi et me choyaient lorsque mes parents étaient pris au travail, j'étais ce que l'on pourrait appelé un enfant gâté. Souvent alité à cause de mon albinisme, mais jamais rejeté. Autant par ma famille qu'à l'école. Je n'ai pas subi d'intimidation, les autres se tenaient soit loin, soit près, intrigués par ces iris sanguins et ces cheveux de neige. À quoi réfléchis-tu? Je te l'ai dit, il n'y a pas de raison à ton questionnement, à ton pourquoi. Dans mon passé, tu ne trouveras pas de déclencheur. Tu ne trouveras qu'une enfance relativement banale.

Autrement dit, ces envies meurtrières qui sont miennes, elles ne sont pas apparues au cours de ma vie, suivant mes péripéties. Elles étaient présentes dès ma naissance, dès ma venue au monde. Tu ne sembles pas le croire, tu refuses cette idée? Pourtant, c'est la réalité, tu devrais l'accepter bon gré mal gré. L'empathie m'a toujours fait défaut, et ce depuis tout petit. Je ne sais me mettre à la place d'autrui, je ne sais appréhender ses sentiments. Je ne peux que les apercevoir et, au fond, je ne comprends que ceux que tu ressens en cet instant. La peur, la souffrance, l'effroi, la douleur. Ce sont des émotions aisées à saisir sur un visage et tout particulièrement sur le tien. Ils ne sont pas compliqués et ils me plaisent plus que tu ne pourras jamais le croire. Tout bonnement, on peut dire que j'étais prédisposé à devenir ce que la société appelle un psychopathe, ce manque d'empathie en étant l'une des causes selon mon père. Évidemment, ça ne lui avait pas échappé au fil des ans. À son travail, il côtoyait mon espèce de temps à autre et il n'était pas idiot. Il savait la reconnaître et il ne manqua pas de la reconnaître chez son fils.

C'est bien, c'est bien, tu as cessé de hurler. Ce n'est pas que je n'aime pas tes hurlements, tes cris et tes gémissements sont un pur délice, seulement, tu as demandé le pourquoi, ainsi, je veux que tu m'écoutes. Ton visage est si froid, ta respiration si hachée et ton regard si perdu. Comprends-tu ce que je dis? Ou mes paroles heurtent-elles un mur? Tu es adorable.

Enfant, j'étais distant avec mes camarades, préférant m'asseoir dans un coin isolé de la cours. Je m'accroupissais près d'une fourmilière, à côté d'un morceau de béton, et j'observai ces petites bestioles grouiller, venant les écraser du bout de mes doigts. Jour après jour. Il y en avait toujours, il n'y avait pas de fin à leur colonie. Ça m'obnubilait et un fin sourire s'esquissait sur mon visage. Je les tuais d'un simple geste, il suffisait de poser mon index contre leur petit corps, de faire une légère pression et la vie les quittait, leur faisait faux bond. C'était un jeu comme un autre. Quel gamin ne l'a jamais fait? Nous sommes curieux de nature et, les adultes, ils ne m'ont jamais réprimandé pour ce passe-temps. À ton avis, pourquoi? Ils prônaient que la vie était importante, qu'il fallait la chérir comme la protéger. Sauf que ça ne s'appliquait pas aux insectes. Ils sont heureux quand on écrase un moustique ou une mouche, ils en faisaient presque des louanges. Peut-être parce qu'il les trouvait nuisibles? La vie est à protéger, mais seulement pour celles qu'on désire protéger, celles qu'on aime, celles qui nous plaisent. Ne fais pas l'hypocrite, je le vois dans ton regard. Ce n'est pas une hypothèse, c'est simplement un fait. Je te l'ai dit que je ne te mentirais pas, il n'y en a pas d'intérêt.

Je peux te donner bien d’autres exemples, si nous restons dans le domaine des insectes. À commencer par les araignées. On est exalté lorsqu’elles se retrouvent broyées sous un journal ou sous une semelle, tandis qu’on trouve écœurant, voire triste, la mort d’un papillon, son corps desséché en bordure de la route attisant une certaine sympathie. Si on arrache les pattes d’une araignée, une à une, et qu’on la contemple se tortiller sur elle-même, n’ayant plus que son torse, les gens ne disent mot. Grimace un peu, laissant entendre que ce n’était pas des plus gentils, mais sans plus. Toutefois, si on arrache les ailes d’un papillon, d’un beau monarque, nous sommes alors un monstre sans nom. Peux-tu m’en expliquer la raison? Car je ne la vois pas. Je ne vois qu’un certain favoritisme envers une autre forme de vie, on décide de valoriser une vie au détriment d’une autre simplement parce qu’on la trouve plus jolie, plus agréable à l’œil. N’est-ce alors pas hypocrite de proclamer haut et fort que toute vie mérite d’être protégée? Ça, c’est un mensonge. Toi, l’as-tu proféré bien souvent? Penses-tu que toute vie mériterait d’être protégée? Si oui, je te dis dès lors que tu es un menteur, que tu vocifères des paroles mensongères. Même si par le plus grand des hasards tu étais végétarien, ce que je doute au vu de ton côté bestial de prédateur, j’ai la certitude que tu écrases les moustiques qui te piquent, eux qui n’ont d’autres choix que de te brouter pour survivre, par simple principe qu’ils te démangent.

Tu as dû le comprendre, c’était mon jeu dans la cours d’école. J’attrapai le premier insecte venu et je m’amusai autant que je le pouvais, jusqu’à ce qu’il cesse de gigoter, jusqu’à ce que la vie le quitte. Sauterelle, araignée, mille-pattes, vers de terre, larve, mouche, fourmis, papillon, escargot, chenille, la liste est bien longue. Il y a une véritable ribambelle d’insectes, au fond. Personne n’est jamais venu me sermonner à leur sujet, ce n’était que des vies futiles, insignifiantes. Tu le sais que je n’étais pas le seul enfant à me divertir ainsi, il y en a beaucoup qui jouent de la même manière avec eux. Ne fais pas l’innocent, je suis sûr que toi aussi, gamin, tu t’es amusé avec ces bestioles au moins une fois. Enfin. Contrairement aux autres, j’étais peut-être un peu plus friand comme obnubilé par ce jeu que je trouvais bien plus intéressant que la balle ou la cachette. De toute façon, j’avais la santé trop fragile pour courir à gauche et à droite, je m’occupais alors comme je le pouvais et compter les nuages était loin d’être ce qui me divertissait.

La première fois qu’on me fit la morale sur le sujet, je m’en souviens très bien. Nous étions à une sortie à un large lac. La majorité de la classe se baignait et rigolait de bon cœur, s’éclaboussant. Pour ma part, je n’aimais pas sortir au grand soleil, devant me couvrir de crème solaire de la tête aux pieds et m’affubler de lunette fumée. L’odeur de la crème m’a toujours levé le cœur et je préférais m’en passer. Enfin, ma mère avait insisté, elle voulait que je fasse un peu de social, que j’apprenne à avoir de bons amis. Elle était inquiète que je n’en ramène pas à la maison. Je n’ai jamais compris ce principe par ailleurs. Pourquoi devrais-je absolument m’entourer d’autrui? Je me portais bien seul, dans ma solitude et avec mes insectes. Cette journée-là, je me tenais un peu à l’écart, près d’un petit bassin qui avait échappé au lac, sûrement créé à la suite de pluie ou que sais-je. À l’intérieur, il y avait des têtards qui nageaient, fouettant l’eau de leur queue et grouillant entre les morceaux de saletés, de poussière. Je les avais observés longuement jusqu’à ce que deux autres garçons ne viennent me rejoindre. Ils étaient arrivés au moins où j’en attrapai un entre mes doigts, le retirant de sa minuscule marre. Il se trémoussait, visiblement peu heureux de se retrouver hors de l’eau. Sans hésiter, je l’écrasai entre mon index et mon pouce. Ce n’est pas un son de craquement qui se fit entendre, mais plutôt… Comment te le décrire? Un son visqueux, mat. On aurait presque dit de l’air qui quittait un ballon, tandis que ses intestins fusaient hors de lui sous la pression.

Au contraire de ce que tu pourrais croire, les deux autres enfants ne se sont pas mis à hurler ni n’ont été dégoûtés. Plutôt, ils ont ri de ce rire cristallin dont les mômes ont le tour. Ils m’ont imité, prenant un têtard à leur tour entre leurs doigts avant de l’écraser, rigolant aux éclats. Ils avançaient que les pauvres bêtes déféquaient avant de les lancer sur le sol. Ils trouvaient amusant l’idée que ce soit des excréments qui sortaient d’eux. Je ne les contredis pas, bien que sachant malgré mon âge la réalité. Ils ne bougeaient plus, après coup. Ils devenaient inertes, ils mourraient. Eux le faisaient par innocence candide, ce qui n’était pas mon cas. Pour l’heure, j’avais des amis, si l’on pouvait dire, avec qui je m’amusais comme l’avait demandé ma mère jusqu’à ce que l’un des professeurs soit attiré par nos éclats de rire. Curiosité oblige, ils s’étaient rapprochés de nous, souriant avant d’afficher cet air troublé, perturbé, et de commencer à nous sermonner en haussant le ton. Les deux autres garçons s’étaient mis à sangloter en s’excusant, remettant en somme le tout sur ma faute. Je n’avais pas bronché sous le regard réprobateur de mon enseignant, lui qui, semblait-il, avait décidé d’en discuter avec mes parents.

Oh, tes paupières se ferment, tu somnoles. La fatigue te prend d’assaut, il s’assemblerait. Alors, prends une sieste, repose-toi. Mon quart de travail commence bientôt, je poursuivrais à mon retour. Profites-en pour dormir, car même si tu restais éveillé, tu ne trouverais pas le moyen de me fausser compagnie. Vois-tu, ces menottes ne sont pas faites de plastique, elles ne sont pas pour décorer et les barreaux du lit sont bien solides. Il est neuf, tout beau d’à peine un mois. Ils ne se casseront pas facilement. Tu peux tirer si tu veux, tu peux hurler aussi, mais personne ne viendra. Les murs sont insonorisés, aucun son n’en sortira. Tu n’entendras que ta voix se répercuter en échos et personne venir à ton secours, personne pour venir cogner à la porte et s’enquérir de ton état. Fais-toi à l’idée, tu es condamné.

***

Tu es de plus en plus blafard, tu ne tiendras encore que quelques heures. Il faut dire que tu as comaté longuement, une longue journée est déjà passée. De quoi rêvais-tu? Tu étais bien agité durant ton sommeil, tu avais des sueurs froides. Je me suis permis de m’occuper de toi et de t’essuyer le front, tu fais un peu de fièvre.

Où en étions-nous? Oui, tu as raison, tu as une bonne mémoire. Dans le bureau du directeur, nous discutâmes un long moment, il n’y avait que mon père. Ma mère était de service le soir et, lui, il était de service de jour. Ainsi, c’était lui qui était venu à cette rencontre et qui avait discuté avec le professeur de mon comportement quelque peu inadmissible. Pendant ce temps, je regardais par la fenêtre. Ça ne m’intéressait pas, cette discussion d’adulte, et le nid-d’oiseau posé sur l’une des branches me paraissaient bien plus promettant. J’observai la mère nourrir les oisillons, posant vers de terre et larves dans leur bec. Je ne comptais pas le temps qui passa jusqu’à ce que mon père me sorte de mes pensées, me disant qu’il était l’heure de rentrer et je sautai donc en bas de ma chaise, le suivant jusqu’à la voiture garée près du trottoir. Je crois que c’est à ce moment qu’il a commencé à avoir des doutes quant à mes penchants, quant à ce plaisir que je ressentais alors que je prenais la vie d’un autre. Toutefois, il ne me prit pas tout de suite à part pour que nous en bavardions, il ne le fit que lorsque je m’en pris à notre chat, puis à notre chien. Là, il décida qu’il était temps de converser. Je devais avoir une douzaine d’années.

Nous étions seuls à la maison et nous nous étions assis à la table, tandis qu’il me tendait un verre de thé glacé. C’était l’été. Je l’avais pris entre mes doigts et j’en avais bu une longue gorgée alors que, visiblement, il ne savait comment aborder la chose, par où commencer. À son avis, il se doutait, je ne tarderais pas à escalader dans mes envies jusqu’à prendre la vie d’autrui, la vie d’un humain. Je vois cette lueur dans ton regard, tu crois qu’il a essayé de me dissuader, de me changer? Tu te trompes. Ce fut le contraire. Vois-tu, il avait une mauvaise opinion des métamorphes. Il les détestait, il avait la haine pour eux. C’était dû à son travail. Il en avait rencontré plusieurs en tant que criminels et, à chaque fois, leurs actes, il les trouvait abominables. Je crois qu’il n’a croisé que le chemin de la pire espèce. À son humble avis, vous ne méritiez pas de vivre. Vous méritiez de mourir, et ce dans des manières tout sauf douces. Il y a peu, quelqu’un m’a posé la question sur ma série préférée, moi qui en écoute peu. Sais-tu ce que j’ai répondu? Dexter. Ce n’est pas nécessairement parce que j’aime cette série, mais surtout parce que je m’en sens proche. Nous avons une vie similaire.

Finalement, j’appris bien des choses de mon père. Comment cacher un corps, comment choisir des proies, comment échapper à la police, comment dissimuler les preuves, comment paraître innocent. Le tout n’avait qu’un prix : ne m’attaquer qu’aux métamorphes. Il m’apprit à vous considérer comme du bétail, comme de vulgaires bêtes. Ça ne me dérangeait pas, ça m’allait. Entre temps, il décida que je travaillerais avec mon grand-père dans sa boucherie, histoire de calmer mes ardeurs. En effet, cela m’aidait. Je pouvais découper de la chair et de la viande autant que je le désirai. Seulement, je n’avais pas cette sensation d’enlever la vie, je ne voyais pas cette panique avant la mort, ces pupilles qui s’agrandissaient sous les muscles qui se relâchaient. Alors, c’est à mes dix-huit ans que je tuai pour la première fois un métamorphe. Mon père m’avait accompagné dans cette entreprise, il avait ciblé un criminel dont il n’arrivait pas à prouver la culpabilité. J’y ai pris mon pied, je me suis lâché sans me gêner. Ce fut le plus beau jour de ma vie. Je me suis tant amusé, je me suis tant délecté de ces cris, de ces gémissements. C’était si différent d’un banal animal. À la fin, lorsqu’il ne resta plus que ce corps déchiqueté et ma personne baignant dans ses entrailles, je me mis à rigoler. Longuement. Je rigolai. Encore, encore et encore. Mon rire se répercutait en échos et je savourais le moment. Je me sentais si vivant, si loin de ce quotidien morne. C’en était presque jouissif.

J’avais à peine prêté attention à mon père qui, au final, n’avait su rester dans la pièce et avait eu besoin de sortir pour vomir, pour vider son estomac sous la scène. Depuis ce jour, il ne me regarda plus de la même façon. En réalité, il n’avait pas bien saisi jusqu’à quel point cette folie – qu’il disait, car je me trouve bien saint d’esprit – s’était enlisée dans mes pensées, à quel point elle était ancrée en mon âme. Ce fut la seule fois qu’il m’accompagna, me désignant simplement par la suite les prochaines victimes. Cependant, ce n’était pas assez. Ce n’était pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez, pas assez. Il m’en fallait plus, j’en voulais plus. Ce n’était pas assez.

Je réussis à me restreindre pendant quelques années, la boucherie occupant mes pensées jusqu’au prochain jeu que mon père m’apporterait sur un plateau d’or. Ma mère ne s’en rendit jamais compte ni mes grands-parents. Nous jouions bien la comédie. Ce fut mon quotidien pendant longtemps, jusqu’au jour où mon père décéda dans un accident de voiture en compagnie du reste de la famille. C’était en hiver et les routes glissantes avaient guidé l’habitacle contre un poteau de téléphone. Mes grands-parents étaient morts sur le coup, ma mère ne tarda pas à les rejoindre quelques heures à leur suite, s’étant vidée de son sang d’une forte hémorragie. J’aurais aimé être là. J’aurais aimé contempler la vie les quitter. Quant à mon père, son trépas vint quelques jours après eux, dans un lit d’hôpital. J’étais resté auprès de lui, refusant de quitter son chevet. Les infirmiers avaient fini par abdiquer et m’avaient laissé faire ce qu’ils croyaient être mon deuil. Je ne partais pas pas parce que je voulais être près de lui, que je voulais l’accompagner dans l’au-delà et que je voulais lui donner mes adieux, je restais dans cette chambre à l’odeur de désinfectants, car je voulais assister à cette mort, je voulais apercevoir la faucheuse passer sa faux sous sa gorge et l’emmener avec elle. Je voulais simplement m’extasier sous ce spectacle qui me fascinait tant.

Après coup, je décidai de déménager. De changer de pays. J’avais assez sévi en France, je me disais qu’un peu de changement ne me ferait pas de torts et je serais moins à risque de me faire prendre la main dans le sac. J’avais entendu ces rumeurs selon lesquelles vous vous regroupiez ici, sur ce magnifique archipel. Alors me voilà. Je pris un travail avantageux. Pas sur le plan professionnel, mais bien sur le plan personnel. Chauffeur de taxi. Il n’y a rien de mieux pour trouver des proies. N’as-tu pas souvent discuté avec le chauffeur, pour passer le temps et rendre la route moins longue? C’est une manie que les Occidentaux ont, ils déballent leur vie sous mes questions semblant innocentes. On discute, j’apprends. Puis, je vais les porter jusqu’à chez eux, au bas de leur porte, et je les observe entrer dans leur maisonnée, leur appartement, leur condo, leur studio. Je prends alors note. Personne ne se méfie des chauffeurs, on nous fait confiance dès lors que vous embarquez sur la banquette arrière. J’en profite. Pourquoi n’en profiterais-je pas? Je n’ai pas appris l’anglais ici, bien que dois-je admettre l’avoir perfectionné en conversant avec mes clients. C’est une matière d’école comme une autre et j’y avais relativement d’excellentes notes. Tout simplement.

Tes paupières se ferment à nouveau, tu n’en peux déjà plus? Tu es bien frêle. Peut-être que ce récit a répondu à ton questionnement, à ton interrogation, peut-être y as-tu trouvé cette raison que tu recherches si désespérément, peut-être aussi que ce n’est pas le cas. Seulement, tu peux désormais lâcher prise. Vois-tu, moi aussi je me pose parfois cette question, ce pourquoi. Pourquoi mourrez-vous si facilement, si rapidement? Pourquoi si j’écrase ce cœur, si je tire sur ces boyaux, tu pousses un cri comme ton dernier soupire? Dis, pourquoi? Pourquoi mourrons-nous? Pourquoi meurs-tu, pourquoi tes yeux deviennent-ils ternes, vides? Pourquoi tu ne bouges plus, pourquoi tu deviens inerte? Pourquoi ces larmes roulent toujours sur tes joues, s’y assèchent? Et pourquoi je ris à gorge déployée?





Corey under the cover ;


• Comment es-tu là ; On se le demande ♥
• Code ; Le joli petit chien =w=
• Pays ; Où il fait froid ewe
• Âge ; J'ai dépassé la vingtaine
• Sexe ; J'ai deux poids lourds sur la poitrine
• Cookies ou brownies ; Les deux, pourquoi pas
• Yaoi ou Yuri ; Une énorme préférence pour le yaoi, mais c'est bien de tout essayer, ne? ♥

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Dernière édition par Vandersmissen Corey le Dim 4 Oct - 0:30, édité 1 fois
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Padgray N. Keith


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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Ven 2 Oct - 18:25

Haaaaan ♥

BIENVENUE HEIN. Petit Admin que tu es. je ne sais même pas si je devrais te le dire, en fait ?_?

Mais bon. Ton perso, quoi. Puis ton avatar. Urh. Je. URH. Et ton écriture me rendra toujours aussi malade. Je t'aime toi.

Et j'ai foutrement hâte de voir la suite. ♥

••••••••••

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Hunter J. Hayden


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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Ven 2 Oct - 18:53

COREY ! Rebievenue ♥

Urgh, putain, j'aime ta plume ! Sérieux, tu nous ponds toujours des personnages intéressants et sexy… C'est cruel :B D'autant plus que la psyché instable de celui-ci me fait frissoner ! Grrr, je l'aime déjà. Sa façon de voir les choses est vraiment plaisante, d'autant plus que j'ai hâte de lire ton histoire, en espérant que tu expliqueras sa haine pour les doux et gentils métamorphes :c

Je te fais un gros bisou sur les fesses ~ 
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Aylen G. Anarchy

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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Ven 2 Oct - 21:13

frguierghighrzui Tu l'as faiiiit yeaaaaaaaaaaah ! *pan*

Re-bienvenue, j'ai dévorée le physique autant que le caractère et j'attends avec impatiente l'histoire. Je pense te l'avoir déjà dis quand tu m'avais envoyé le caractère mais j'adoooooore ton style d'écriture, so vivement la suite. c: ♥

••••••••••

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Vandersmissen Corey


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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Dim 4 Oct - 1:03


Haw, merci pour tous ces jolis mots ♥ Et voilà, j'ai terminé, en espérant que la lecture vous ait plu, malgré le fait que je n'aime pas trop mon histoire. Je suis en mode caprice on dirait. Mleh.

Au plaisir de vous découper rp avec vous mes cœurs ♥


Dernière édition par Vandersmissen Corey le Dim 4 Oct - 2:20, édité 1 fois
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Ladislav A. Lindsey


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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   Dim 4 Oct - 2:01

Bon. Je. Comment dire. Je.

J'ADORETONPUTAINDEPERSO AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

Voilà. Je te valide avec grand plaisir. Jui fou. ♥♥♥♥
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MessageSujet: Re: You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]   

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You think I'm crazy? Yeah, I'm thinking so too... Well, now, shall I cut your leg or your arm? || Corey Vandersmissen [En cours]

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